La reconnaissance faciale était inévitablement présente lors de la GTC, le salon de Nvidia très largement consacré à l'IA. La startup russe Vocord a notamment exposé une caméra, censée assurer la quasi totalité du traitement des données à bord de l'appareil.

Du 26 au 29 mars 2018, Nvidia élit domicile au palais des congrès de San Jose (Californie) à l’occasion de sa neuvième GPU Technology Conference (GTC), son salon annuel dédié aux technologies d’intelligence artificielle. Si les annonces du CEO Jensen Huang étaient l’événement le plus attendu du salon, la GTC est aussi l’occasion pour de nombreuses startups qui utilisent les technologies fournies par Nvidia d’exposer leurs projets.

Outre les applications de l’IA dans les domaines de la médecine, de la réalité virtuelle, de la conduite autonome ou de la reconnaissance d’objet, la technologie de reconnaissance faciale s’est aussi frayé un chemin parmi les exposants du salon.

95 % des images traitées dans la caméra

Tout droit venue de Russie, la startup Vocord présente ainsi sa caméra « intelligente », la NetCam.AI, dont elle met en avant la caractéristique suivante : au lieu d’être majoritairement réalisé dans des serveurs distants, le traitement des données se passe principalement à l’intérieur de l’appareil — un serveur unique est néanmoins requis.

Cette caméra, qui intègre un module Jetson TX1 — un supercalculateur commercialisé par Nvidia, pour les IA embarquées –, est ainsi capable d’identifier jusqu’à 25 visages dans son cadre, en temps réel, selon les dires de l’entreprise. C’est ainsi que Vocord prétend parvenir à réduire la charge des serveurs, la consommation électrique et plus largement les coûts engendrés par la technologie de reconnaissance faciale.

Vocord explique également qu’en cas de perte de connexion avec le serveur, les données continuent à être traitées à l’intérieur de la caméra. La startup présente son appareil comme une solution plutôt destinée à des acteurs publics, bien qu’elle n’exclut pas d’autres usages (par exemple, des magasins ou des chantiers de construction).

La startup renvoie d’ailleurs sur ses futurs clients la responsabilité des données ainsi collectées, et des questions que pose inévitablement l’outil en matière de protection de la vie privée des personnes qui se retrouvaient repérées par l’objectif. Interrogée à ce sujet, l’entreprise s’est contentée de nous dire ce que nous savions déjà, à savoir que la réglementation des usages de sa caméra dépendrait des pays où elle serait utilisée.

Vocord

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