La fondation Wikimedia, qui héberge Wikipédia, semble reprocher à YouTube de ne pas l'avoir prévenue que certains extraits de l'encyclopédie étaient utilisés sur la plateforme. Pourtant, ces contenus ne sont pas détenus par la fondation.

Afin de lutter contre la désinformation qui sévit régulièrement sur sa plateforme, YouTube a fait connaître son intention d’intégrer des extraits de Wikipédia à côté des vidéos évoquant des théories du complot.

Le 14 mars 2018, la Wikimedia Foundation, l’organisation à but non lucratif qui héberge notamment Wikipédia, a fait savoir que YouTube ne l’avait pas prévenu de cette intention. Dans un tweet, la fondation déclare ne pas avoir « été informé[e] à l’avance de cette annonce » et qu’aucun partenariat n’a été officiellement conclu avec YouTube.

Par ailleurs, la fondation rappelle que les contenus publiés sur Wikipédia sont accessibles à tous librement, et que leur réutilisation est tout à fait possible. « Nous voulons que des personnes du monde entier utilisent, partagent, complètent et remixent Wikipédia », écrit la Wikimedia Foundation.

YouTube n’a aucune obligation

En effet, YouTube n’est pas tenu de s’associer à la fondation Wikimedia pour utiliser des informations mises à disposition sur Wikipédia. Néanmoins, la fondation a tenu à souligner que les informations publiées sur l’encyclopédie en ligne sont le fait de millions de contributeurs, qui consacrent du temps pour enrichir les pages du site évoquant diverses théories du complot.

La fondation Wikimedia semble donc attendre une réponse de YouTube. Elle a d’ailleurs retweeté une publication de Phoebe Ayers, qui souligne qu’il aurait été poli de la part de la plateforme de ne pas « traiter Wikipedia comme une ressource sans cesse renouvelable ».

Pourtant, il convient de souligner que la Wikimedia Foundation ne détient aucun droit sur les textes et images encyclopédiques qu’elle héberge — à l’exception de ses propres logos — et qu’elle n’est ainsi pas en mesure de délivrer des autorisations de reproduction. Le problème, à supposer qu’il existe, semble donc davantage porter sur une éventuelle absence de courtoisie dont a pu faire preuve YouTube à l’égard de la fondation.

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