General Motors pourrait reprendre le business model de Airbnb et l'appliquer sur le marché automobile. Un axe à explorer pour la mobilité future.

Et si vous prêtiez votre voiture quand vous ne l’utilisez pas ? Après tout, certains le font déjà avec leur appartement ou leur maison. Ce principe de partage payant, popularisé par Airbnb pour les logements, serait dans le viseur de General Motors à en croire des informations fournies par Bloomberg.

Le constructeur américain pourrait ainsi lancer un programme pilote dès cet été via son service Maven (du partage de véhicule disponible dans dix villes américaines). Si c’est avéré, General Motors marcherait sur les plates bandes de start-up comme Turo et Getaround mais avec des ressources financières autrement plus importantes.

Un Airbnb des voitures

Dans sa volonté d’être plus qu’un simple constructeur, General Motors, par ailleurs très impliqué dans la conduite autonome, a sans doute été alerté par les solutions peer-to-peer proposées par Turo, qui revendique cinq millions d’utilisateurs et qui a levé 92 millions de dollars de fonds en septembre dernier (notamment grâce à un investissement de Daimler).

On peut y voir la volonté de proposer toujours plus de services à ses clients et un peu aussi de redorer le blason de Maven, qui accuse une note de 1,5 sur 5 sur Yelp (les critiques portent par exemple sur la lenteur de l’application, les soucis pour trouver un véhicule et la saleté des voitures). En tout cas, un service à la Airbnb apparaît plus simple à gérer que du car sharing, General Motors profitant des voitures de ses clients et n’ayant rien, de fait, à entretenir sinon les plateformes — web et application — par lesquelles les gens passeront pour interagir. Sur ce point, elles devront être irréprochables pour obtenir une satisfaction maximale.

L’enjeu pour General Motors se trouve d’ailleurs dans sa capacité à proposer un service simple, clair et sécurisé. Tout comme Airbnb le fait avec les habitations. C’est là tout l’enjeu pour la firme, qui refuse d’officialiser quoi que ce soit pour le moment. « Chez Maven, nous envisageons toujours des manières innovantes pour partager plus facilement. Mais nous n’avons rien à annoncer à l’heure actuelle », a souligné un porte-parole. On se dit que le chemin doit être encore long.

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