Audi et Airbus présentent un drôle de concept à l'occasion du salon automobile de Genève : une voiture-drone volante.

À une époque où on entend souvent parler de la nécessité de désengorger les villes, Airbus, en partenariat avec Audi et Italdesign, a peut-être trouvé une solution. Elle prend la forme d’un véhicule que l’on pourrait croiser dans Blade Runner ou une autre œuvre d’anticipation, mais pas trop futuriste non plus. Nous voici donc avec un drone hybride capable de rouler, comme une voiture, mais aussi, et surtout, de voler quand le besoin s’en fait sentir. Le concept a un nom : le Pop.Up Next. Il s’agit en réalité d’une évolution du Pop.Up, dévoilé l’année dernière à Genève.

Le remède aux embouteillages ?

Audi a donc décidé de s’associer au projet initié par Airbus et Italdesign. On comprend pourquoi : alors que la firme française spécialiste de l’aéronautique s’attache à gérer tous les composants liés au mode vol, le constructeur allemand apporte sa plu-value en matière d’électrification et de technologies autonomes. Soit de quoi associer le meilleur des deux mondes afin de donner naissance à une cabine susceptible de rouler puis de s’attacher à un drone pour décoller de la route en quittant ses roues (que devient ce support terrestre d’ailleurs ? Personne ne le sait). Un passage que l’on imagine très précieux en cas d’embouteillage, sachant que le mode voiture offre 130 kilomètres d’autonomie et une vitesse maximale de 100 km/h (ce qui semble beaucoup pour un véhicule typé urbain).

Sans surprise, Audi ne manque pas d’apposer sa griffe au Pop.Up Next, en témoigne la présence de ses quatre anneaux sur la face avant. À l’intérieur, on découvre un habitacle pouvant accueillir jusqu’à deux personnes réunies devant un écran géant fournissant des informations sur le trajet ou permettant d’accéder à des services connectés. On parle aussi de reconnaissance faciale et d’eye-tracking (des mots-clefs idéaux pour un bon buzz).

Une vidéo diffusée par Italdesign va même jusqu’à montrer la possibilité de commander un Pop.Up Next depuis un voyage en avion afin, passé l’atterrissage, de rentrer chez soi par la voie des airs via ce taxi du futur. Dès lors, il faut une nouvelle fois comprendre qu’il s’agit avant tout d’un service intégré aux infrastructures d’une ville. Comprenez : on en est encore très loin. Très, très loin.

 

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