Catastrophes naturelles, attentats, épidémies... face aux crises, Facebook entend être utile aux victimes. Sa dernière idée ? Mobiliser sa plateforme pour faciliter la mise en contact entre les personnes vulnérables et les organisations et entreprises qui peuvent leur venir en aide.

Au fil des années, Facebook est devenu un lieu incontournable pour bon nombre de ses membres quand il s’agit d’indiquer à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Cela s’est vu lors des attentats survenus en Île-de-France fin 2015, avec un usage intensif mais ô combien pratique du service de contrôle d’absence de danger pour diffuser rapidement à l’ensemble de ses contacts un message rassurant.

À condition bien sûr de s’en servir mais aussi d’être sur Facebook. Quelqu’un qui n’en est pas membre ne pas recevoir l’information par ce canal.

Facebook a conscience de l’importance de ce « Safety Check », qui était initialement imaginé pour fluidifier et accélérer la diffusion des bonnes nouvelles après une catastrophe naturelle.

Un exemple d’usage du « Safety Check ».

Le site communautaire a ainsi fait évoluer son outil au  fil des ans, notamment à l’été 2017, avec la généralisation d’un onglet qui permet à l’ensemble de la communauté d’y accéder plus facilement. Il l’a aussi rendu communautaire, de manière à ce que la plateforme soit alimentée par d’autres signaux que ceux provenant des agences internationales ou des services de l’État.

Selon Facebook, cette ouverture a produit 750 000 messages autour de 500 crises, allant des inondations au Brésil au tremblement de terre survenu au Mexique, en passant par les attentats des 17 et 18 août en Catalogne, et sans oublier l’ouragan Harvey aux USA.

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Le genre de messages que peuvent publier les sociétés sélectionnées.

De toute évidence, l’entreprise américaine est satisfaite de cette orientation puisqu’il a été annoncé le 15 février que cet espace communautaire fera une place à des organisations et des sociétés triées sur le volet mais spécialisées dans l’assistance aux personnes. Sept de ces structures sont mentionnées, mais elles concernent un public américain. Le site ajoute que d’autres seront acceptées prochainement.

« Permettre aux organismes et aux entreprises de s’afficher dans l’Aide communautaire leur donnera une nouvelle façon d’atteindre les collectivités touchées par les crises. Par exemple, ils peuvent afficher des articles sur la façon d’aider les gens à trouver tout ce qu’il faut, du transport gratuit aux fournitures et à mettre en contact les bénévoles avec des organismes qui ont besoin d’aide », explique Facebook.

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