Harley-Davidson s'est donné dix-huit mois pour lancer et commercialiser sa toute première moto électrique.

Quand on pense Harley-Davidson, on imagine des grosses cylindrées qui font beaucoup de bruit. Cette image un brin clichée ne va pas disparaître du jour au lendemain. Mais elle risque de s’estomper un petit peu à la lecture de la récente annonce faite par le constructeur. Profitant du bilan financier du dernier trimestre écoulé, il a officialisé la production et la commercialisation d’une première moto électrique. Prévue d’ici les dix-huit prochains mois, elle devrait se baser sur l’initiative LiveWire née en 2014.

Une Harley sans le bruit

«  Le marché des motos électriques est toujours à ses balbutiements, mais nous croyons que des engins Harley-Davidson premium amèneront de l’excitation et participeront à l’effort collectif  » explique Matt Levatich, CEO de l’entreprise. Il faut dire que les différents acteurs investissent de plus en plus le segment du deux-roues propre au regard d’une croissance assez forte (à en croire les chiffres fournis par Avere France). Au niveau mondial, le cabinet de recherche TechNavio table sur une croissance de 45 %.

Harley-Davidson compte investir entre 25 et 50 millions de dollars par an pour développer sa technologie basée sur le projet LiveWire, ayant donné naissance à plusieurs prototypes avec des autonomies assez faibles (moins de 100 kilomètres). Le constructeur a donc du pain sur la planche pour rattraper la concurrence, notamment emmenée par le spécialiste Zero Motorcycles.

Dans tous les cas, Harley-Davidson semble s’être fait une raison face à la baisse de ses chiffres (- 8,5 % sur l’année 2017) et brise quelque peu son image avec ce futur produit. Un point soulevé par Alan Stulberg, fondateur de Revival Motorcycles, dans les colonnes de Bloomberg, «  Mon sentiment est que cette nouvelle va être bien reçue par le public et les nouveaux acheteurs, ceux que visent Harley, mais pas par ceux qui roulent déjà en Harley. C’est incroyable. C’est nécessaire. Plus il y aura de nouveaux propriétaires, mieux ce sera  ». Un mal nécessaire en quelque sorte.

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