Alors que les taxis doivent être de moins en moins polluants, les premiers modèles électriques connaissent un bug avec leur compteur.

Londres, connu pour son trafic très dense, devra attendre un peu avant d’accueillir des taxis électriques. LEVC, la société en charge de la production du véhicule TX eCity, version électrique du taxi iconique de la ville, devait effectuer les premières livraisons à la fin de l’année 2017. Néanmoins, selon les informations du Guardian, le compteur des voitures en question ne fonctionne pas, du moins pas à l’avantage des compagnies de taxi.

La dépollution de Londres prendra donc un peu de retard. D’autant qu’il existe encore quelques freins au déploiement massif d’un taxi aussi écolo que nécessaire, car s’appuyant sur une loi disant que tous les nouveaux taxis livrés après le 1er janvier 2018 doivent être capables de rouler sans émission.

Entre nécessité, urgence et retard

Conçu pour remplacer les taxis roulant au diesel, le TX eCity rencontre un souci avec son compteur qui, apparemment, indiquerait un parcours inférieur à celui réalisé (ce qui constituerait une bonne nouvelle pour les clients). «  Les livraisons vont rencontrer un léger retard à cause d’un problème de compatibilité inattendu entre le compteur et le taxi. Le souci est connu  » a indiqué LEVC, ajoutant qu’une solution avait été trouvée avec les partenaires.

Si le TX eCity a été commandé à plusieurs centaines d’exemplaires, son adoption ne se fera pas du jour au lendemain. En plus de ce bug de dernière minute, le taxi a encore tout à prouver. Comme le souligne Steve McNamara, secrétaire général de la Licensed Taxi Drivers’ Association, «  pour le moment, les gens hésitent encore. Il faut payer 12 000 livres de plus pour un véhicule dont on ne connaît ni la fiabilité ni la durabilité, à une époque où le marché est gangréné par Uber  ». Pour beaucoup, le TX eCity apparaît comme un risque financier qu’il n’est pas judicieux de prendre par les temps qui courent. Même si LEVC promet une économie d’environ 100 livres par semaine par rapport à un véhicule roulant avec un carburant classique.

Il y a aussi le souci du nombre de bornes de recharge rapide disponibles à Londres. Il n’y en a que 90 au sein de la capitale anglaise et les 129 kilomètres d’autonomie ne sont clairement pas suffisants pour assurer le service durant une journée pleine. On notera, sur ce point, que le TX eCity n’est pas 100 % électrique : sa batterie peut être relayée par un bloc thermique assurant une autonomie totale de 607 kilomètres. Mais le but du véhicule n’est pas de reposer sur cette caractéristique pensée comme une roue de secours.

Il n’empêche, Steve McNamara croit en cette solution qu’il décrit comme un «  véhicule fantastique  » et un porte-étendard pour un Londres plus électrique, propre et vert. Le département chargé du transport espère d’ailleurs voir 9 000 taxis zéro émission en 2020.

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