Jeux annulés, d’autres repoussés, studios fermés, restructuration totale : ce n’est pas une petite annonce qu’a faite Ubisoft à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle a notamment participé Video Games Chronicles, et dont les tenants et aboutissants ont été partagés ce mercredi 21 janvier 2026. C’est simple : la firme française est en mode reboot total, et Ubisoft, qui a encore connu des échecs récents (exemple : Star Wars: Outlaws), ne sera plus jamais le même.
Les chiffres sont là pour attester de cette révolution en marche : on parle en effet de six jeux annulés, sept autres repoussés (dont un qui était prévu pour le premier trimestre de 2026) et de deux studios fermés. L’entreprise n’a pas évoqué la question des licenciements d’une manière concrète, « Il y a certaines personnes qui seront réaffectées à d’autres grands projets, et certaines pourraient quitter l’entreprise », a toutefois noté Frederick Duguet, le CFO.

Ubisoft change tout, car il était temps de tout changer
« D’un côté, l’industrie du AAA est devenue de plus en plus sélective et compétitive, avec des coûts de développement en hausse et des défis accrus pour créer des marques. De l’autre côté, les jeux AAA exceptionnels, lorsqu’ils rencontrent le succès, ont un potentiel financier plus important que jamais. Dans ce contexte, nous annonçons aujourd’hui une réorganisation majeure visant à créer les conditions d’un retour à une croissance durable sur le long terme », annonce Yves Guillemot, PDG conscient des « décisions difficiles », qui pourraient toucher d’autres studios du groupe que ceux situés à Halifax et Stockholm, d’ores et déjà sacrifiés.
Cette restructuration, visant à réaliser une économie de 200 millions d’euros sur les coûts fixes sur les deux prochaines années, vise à remettre la créativité et la qualité au centre des développements.
Concrètement, Ubisoft va opérer selon cinq branches :
- Vantage Studio : une filiale détenue en partie par Tencent et qui se concentre sur les grosses licences (Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six) ;
- Creative House #2 : les jeux de tir compétitifs et coopératifs (The Division, Ghost Recon, Splinter Cell) ;
- Creative House #3 : les jeux services (For Honor, The Crew, Riders Republic, Skull & Bones) ;
- Creative House #4 : les jeux solo narratifs ou fantastiques (Anno, Might & Magic, Rayman, Prince of Persia, Beyond Good & Evil) ;
- Creative House #5 : les jeux familiaux (Just Dance, Uno).
Chacune des branches sera indépendante, avec des responsabilités en termes de catalogues, de processus de développement, d’édition et de résultats financiers. Les différents studios d’Ubisoft, qui constituent une constellation d’antennes dans le monde, seront assignés aux différentes branches : certains seront liés à une seule d’entre elles, d’autres pourront passer de l’une à l’autre. À Yves Guillemot d’ajouter : « Chacune d’entre elles est bâtie autour d’un genre et d’une identité de marque clairs, avec une responsabilité et une maîtrise financière complètes, dirigée par des équipes de direction dédiées. C’est une démarche radicale, reposant sur une organisation créative plus décentralisée, favorisant une prise de décision plus rapide et bénéficiant de services centraux transversaux de premier ordre, dédiés à soutenir et accompagner chaque Creative House. Afin de placer les Creative Houses dans les meilleures conditions pour réussir, nous avons décidé de recentrer notre portefeuille avec une feuille de route sur trois ans significativement révisée, et d’accélérer nos initiatives de réduction des coûts afin d’adapter la taille de l’organisation. »
Parmi les projets annulés, on notera une arlésienne ayant connu une production chaotique, en l’occurrence le remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps. Figurent aussi un jeu mobile et quatre projets qui n’avaient pas encore été annoncés. Sur les jeux repoussés, on imagine que l’un d’eux est le remake d’Assassin’s Creed IV: Black Flag, au centre des rumeurs, pour ne pas dire des fuites, depuis plusieurs mois.
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