C’est peut-être le cadeau d’anniversaire le plus pragmatique que Wikipédia pouvait espérer à l’occasion de la célébration de son quart de siècle. La Fondation Wikimedia, par l’entremise de sa division commerciale (Wikimedia Enterprise), a officialisé une multitude de partenariats lors du 25e anniversaire de l’encyclopédie libre et gratuite.
Concrètement, il s’agit surtout d’accords avec plusieurs grandes entreprises pour structurer une relation économique avec elles. L’idée ? Laisser les bots de ces sociétés parcourir librement les pages de Wikipédia, en échange d’un appui au financement de l’infrastructure. Plutôt qu’un cadeau, il s’agit avant tout d’un rééquilibrage dans la relation. Du donnant-donnant.
Amazon, Microsoft, Meta, Perplexity et Mistral AI
Le deal annoncé le 15 janvier 2026 a une particularité : les cinq entreprises citées sont toutes pleinement investies dans le domaine de l’intelligence artificielle générative. On retrouve notamment Amazon, Meta (la maison mère de Facebook et Instagram), Microsoft, la jeune société française Mistral AI et Perplexity.
Ces cinq compagnies, qui proposent toutes des chatbots dont les facultés reposent en partie sur de grands modèles de langage entraînés sur Wikipédia, rejoignent d’autres groupes déjà partenaires de Wikimedia Enterprise. Parmi eux : Google, Internet Archive, le moteur de recherche Ecosia, mais aussi Nomic, Pleias, ProRata et Reef Media.
« Au cours de l’année écoulée, nous avons officialisé nos relations avec plusieurs entreprises qui s’appuient sur les données des projets Wikimedia pour alimenter leurs applications », lit-on. Une manière de valoriser le contenu de l’encyclopédie, généré par les internautes, plutôt que de le laisser massivement exploité sans contrepartie.

On parle d’un corpus de 65 millions d’articles écrits dans plus de 300 langues, et qui « reste l’une des bases de données de la plus haute qualité pour l’entraînement des grands modèles linguistiques », observe Wikimedia. Un corpus par ailleurs régulièrement actualisé, corrigé, approfondi par une armée d’internautes bénévoles venant du monde entier.
De fait, la pérennité de Wikipédia est aussi dans l’intérêt de ces sociétés si elles veulent que les connaissances « alimentent les chatbots, les moteurs de recherche, les assistants vocaux ». Or, le trafic des bots n’est pas neutre sur l’infrastructure de l’encyclopédie libre et de ses projets frères. Et pour que celle-ci tienne, elle doit être correctement financée.
D’où l’idée d’un système de partenariat payant (les détails financiers n’ont pas été communiqués), qui ne change rien pour l’internaute — Wikipédia est gratuite (elle reste toutefois preneuse de tout don) —, mais qui est un juste renvoi d’ascenseur. Une évolution d’autant plus bienvenue que l’internaute se renseigne de plus en plus via les chatbots, plutôt que via Wikipédia.
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