Demain, nous travaillerons dans des lieux multiples, les réunions seront organisées par des intelligences artificielles et l’on communiquera à distance grâce à la réalité mixte. Tour d’horizon des tendances qui s’apprêtent à transformer le monde professionnel.

Il est 7h30 lorsque sonne le réveil d’Anatole Zinc, en ce lundi 8 mai 2035. La journée de cet ingénieur informatique, spécialisé dans la création de logiciels pour robots assistants, démarre sans surprise par quelques secondes de lutte pour maintenir les yeux ouverts, une douche et un petit déjeuner. Mais contrairement à son homologue du début du XXIe siècle, qui, sans se poser de questions, saute ensuite dans un bus, une rame de métro ou un taxi pour se rendre au bureau, Anatole suit chaque jour un programme différent.

Car dans ce futur proche, le travailleur est devenu nomade et le concept de bureau n’existe plus vraiment. Trois phénomènes concomitants ont peu à peu sonné le glas de cette vénérable institution.

Le télétravail, c’est la santé

L’explosion des mégalopoles, d’abord : la croissance soutenue de la population mondiale et son regroupement dans les villes a entraîné la multiplication des zones urbaines gigantesques. Ces dernières connaissent des problèmes de congestion, et le trajet quotidien pour se rendre au bureau relève souvent du chemin de croix. Il est ainsi rapidement devenu nécessaire de promouvoir le télétravail. Les pays émergents ont été les premiers à anticiper ce phénomène : le gouvernement colombien a ainsi dès 2012 incité les entreprises à autoriser leurs employés à travailler à distance, face aux embouteillages monstres de Bogota et des autres grandes villes colombiennes. Des outils comme Usetime, développé justement par une start-up colombienne, permettent aux employeurs de suivre les avancées de leurs employés à distance.

Le développement des technologies facilitant le télétravail a rendu cette évolution possible. Emergence de l’Internet et des téléphones portables, bien sûr, mais aussi, dans un deuxième temps, multiplication des outils de communication vidéo (Skype, Hangout, Zoom, Join Me, eVoice…). Essor, enfin, de la réalité mixte, qui permet à deux personnes situées à plusieurs milliers de kilomètres l’une de l’autre de se parler en face à face comme si elles se trouvaient dans la même pièce.

Enfin, la proportion de salariés dans la population active a progressivement décru au profit des indépendants : en 2020, ceux-ci représentaient 40 % de la population active américaine. EN 2035, ils sont désormais majoritaires.

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Des travailleurs nomades

Ainsi, deux ou trois jours par semaine, Anatole Zinc travaille tout simplement de chez lui. Pour s’épargner les nombreux problèmes de dos que génère la position assise prolongée, il s’est équipé d’un siège ergonomique et modulable, qui lui permet de travailler en position assise ou allongée. Il peut, à l’aide d’une combinaison d’aimants, accueillir un clavier et plusieurs écrans d’ordinateur, positionnés pour un confort de lecture maximal. Il a également succombé à la mode des walkstations, pour faire un peu d’exercice sur son temps de travail. Le principe ? Un bureau tout ce qu’il y a de plus classique, mais élevé à hauteur d’homme et assorti d’un tapis roulant. Il permet à Anatole de travailler debout  et de faire les cent pas sans décrocher de ses lignes de code.

Lorsqu’il a besoin de compagnie, il opte pour un espace de travail collaboratif, l’un des fameux « coworking spaces » nés outre-Atlantique, qui ont essaimé comme des champignons dans toutes les métropoles du monde. La plupart comportent des salles de réunion dotées de grands écrans tactiles et de casques de réalité virtuelle.

Quand la météo le permet, il travaille en plein air, profitant des stations de travail mobiles qui jonchent les rues piétonnes et les parcs municipaux. Certaines constituent de véritables bureaux à l’air libre, capables d’accueillir une dizaine de personnes, avec tables de travail, Wi-Fi, prises USB, et des panneaux solaires pour alimenter le tout en énergie. D’autres, plus modestes, sont de simples bancs du futur offrant eux aussi connexion internet et prises de recharge, idéals pour regarder une série lors de sa pause déjeuner.

Le Zenbook 3 a imposé un standard aux machines du futur

Mais aujourd’hui, rien de tout cela pour Anatole. Notre ami est en effet convoqué pour une réunion avec l’un de ses principaux clients, Softbank Robotics. Anatole travaille actuellement à la conception d’un logiciel pour un robot capable d’accueillir les patients dans les hôpitaux et de les diriger vers le bon service. C’est donc vers le « corpoworking space » parisien de Softbank Robotics qu’il se dirige ce matin.

Un corpoworking space est un espace à mi-chemin entre bureau classique et espace de travail collaboratif, où les employés de l’entreprise côtoient indépendants et entrepreneurs travaillant dans un domaine similaire ou complémentaire. L’objectif étant de simuler les synergies entre grands groupes et jeunes pousses innovantes. Ce sont de grands open spaces où le principe du « flex office » (pas de bureau attitré) règne en maître. De nombreuses salles réservables sur demande permettent de s’isoler pour organiser des réunions ou des travaux de groupe. Les employés permanents ont le plus souvent la possibilité de travailler à distance plusieurs jours par semaine.

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Sur la route

Pour se rendre chez Softbank Robotics, Anatole Zinc emprunte un module de transport partagé, descendant direct des modules Next, de Wepods, de Leap ou encore d’Olli, le bus piloté par IBM Watson. Entièrement autonomes et tournant à l’énergie électrique, ils peuvent accueillir une dizaine de passagers. Tous se rendent dans la même direction : un algorithme regroupe dans chaque module des usagers suivant un itinéraire similaire. Le module est également une station de travail mobile, équipée d’un wifi gratuit, de sièges, de tables, de prises électriques, d’un mini-frigo et même d’une indispensable machine à café. Anatole profite du trajet pour lire ses mails et peaufiner sa présentation en vue de la réunion.

Le temps passé dans les transports est désormais comptabilisé dans le temps de travail. Tout comme Anatole, les autres passagers pianotent frénétiquement sur leurs ordinateurs portables. Ceux-ci sont taillés pour répondre aux besoins du travailleur nomade. Ultra-fins et légers, ils sont aisément transportables et conçus pour résister aux inévitables coups et chocs qui rythment l’existence de l’ordinateur du futur. Un système de reconnaissance digitale, effectuée à l’aide d’un capteur situé à droite du clavier et nécessaire pour activer l’ordinateur, permet de protéger les données de l’utilisateur en cas de vol. Ces ordinateurs suivent les standards progressivement imposés par les machines ultraportables de constructeurs comme Asus et son Zenbook 3.

L’ère des secrétaires robots

Arrivé devant les locaux de Softbank Robotics, Anatole Zinc monte au troisième étage, où se trouve la salle de réunion réservée pour l’occasion. Comme lui, tout le monde est à l’heure. Chaque travailleur utilise une secrétaire virtuelle, une intelligence artificielle qui s’occupe d’organiser les réunions en analysant les agendas de chaque participant pour trouver une date et une heure qui arrange tout le monde. En plus des trois cadres de Softbank Robotics physiquement présents dans la salle, la réunion rassemble six autres collaborateurs répartis sur quatre fuseaux horaires différents.

Sans l’aide de l’intelligence artificielle, l’organisation aurait tourné au casse-tête ! Chaque participant a reçu un rappel la veille et le matin même, avec un résumé de l’ordre du jour, la liste des participants et une suggestion de trajet pour s’y rendre, assortie des horaires des transports en commun et de l’état du trafic, le tout actualisé en temps réel. Les retardataires n’ont ainsi aucune excuse, et les réunions démarrent à l’heure. Nés dans les années 2010, sous l’impulsion de start-ups innovantes comme le canadien x.ai ou le français Julie Desk, les services de secrétaires virtuelles ont connu une forte expansion avec l’internationalisation croissante des entreprises et le recours accéléré à la sous-traitance, nécessitant de communiquer régulièrement avec des individus du monde entier.

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Hologrammes et contrôle haptique

Passée la phase de salutation, les quatre participants présents enfilent leurs casques de réalité mixte estampillés du logo Hololens. Les six autres collaborateurs, répartis entre le Japon, le Brésil, le Nigéria et la Lituanie se matérialisent immédiatement sous leurs yeux. Le réalisme de l’image est saisissant : bien qu’il sache exactement comment fonctionne le système de réalité holographique qu’il a sur la tête, Anatole jurerait pouvoir toucher du bout des doigts son voisin de table, qui se trouve pourtant à l’autre bout du monde.

Pas le temps de s’émerveiller devant les miracles de la technologie : Anatole doit désormais présenter le logiciel sur lequel il travaille depuis plusieurs mois. Softbank Robotics a signé un contrat à six chiffres avec une chaîne d’hôpitaux ouest-africains pour les approvisionner en robots-hôtes d’accueil, contrat dont dépend l’efficacité du logiciel conçu par Anatole. Pas le droit à l’erreur.

Nul besoin d’interrompre sa présentation en pianotant sur son Zenbook 7, Anatole navigue dans sa présentation par contrôle haptique

Pour sa présentation, il utilise Mezzanine, un système qui transforme n’importe quelle pièce en un espace de travail collaboratif. De larges surfaces de présentation se matérialisent aussitôt sur chaque mur de la pièce. Les slides s’enchaînent, alternant, graphiques, images, texte et vidéos. Anatole passe de l’une à l’autre pour détailler son travail aux cadres de Softbank Robotics, qui hochent la tête d’un air satisfait. Entièrement interactif et collaboratif, le système permet à Anatole de demander régulièrement des illustrations à son collaborateur situé en Lituanie. Ce dernier fait immédiatement apparaître les modèles demandés sur l’une des surfaces.

Nul besoin d’interrompre sa présentation en pianotant sur son Zenbook 7, Anatole navigue dans sa présentation par contrôle haptique. Épreuve validée, l’assemblée est enthousiaste. Anatole a même droit à quelques applaudissements. La réunion terminée, satisfait, il remballe son ordinateur et se dirige vers la sortie. Au moment de franchir la porte, il reconnaît le robot Pepper 3, qui lui adresse un petit signe de la main. Avisant la terrasse d’un café, il s’y installe pour déjeuner au soleil et se fait copieusement houspiller par le serveur pour s’être assis sans attendre d’être placé.

Certaines choses ne changent jamais, songe-t-il en commandant un jambon-beurre.

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Les illustrations de cet article mettent en scène un Asus Zenbook dans le futur. Le Zenbook 3 est le dernier ultraportable de la prestigieuse marque taïwanaise. Son design effilé cache des caractéristiques haut de gamme, du processeur Intel Core i7 de dernière génération aux 16 Go de RAM en passant par un SSD de 1 To et un écran Full HD Tru2Life. Cet ultrabook a pensé la mobilité de demain : avec 11,9 mm d’épaisseur et 910 grammes, vous pourrez embarquer sa puissance partout.

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Illustrations par Raphaël Dairon pour Humanoid Content (tous droits réservés) : l’Asus Zenbook, compagnon du futur.

Texte : Guillaume Renouard, journaliste indépendant.

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