La caméra du futur observatoire Vera-C.-Rubin, en cours de construction au Chili, a pris ses premières photos lors d'un test. Les images sont imposantes : elles ont une définition de 3,2 milliards de pixels.

En 2021, il devrait enregistrer ses premiers photons du ciel. L’observatoire Vera-C.-Rubin (anciennement LSST), actuellement en construction près de La Serena au Chili, a pris ses toutes premières images lors d’un test.

Elles sont si imposantes qu’il faudrait 378 écrans de télévision 4K ultra-HD pour pouvoir les afficher en taille réelle, a détaillé le Centre de l’accélération linéaire de Stanford le 8 septembre 2020.

Les photos numériques représentent une définition de 3,2 milliards de pixels. Pour donner un ordre d’idée, une telle définition permettrait de distinguer une balle de golf à une distance de 24 kilomètres. Avec une telle capacité, on peut espérer obtenir des données encore plus précises dans les recherches d’astrophysique.

Le télescope peut capturer une portion du ciel de la taille de 40 pleine Lune environ. Et repérer une balle de golf à 24 km. // Source : Greg Stewart/SLAC National Accelerator Laboratory

Avez-vous déjà vu un chou romanesco d’aussi près ?

La future caméra du télescope optique mesure 60 centimètres de large et contient un total de 189 capteurs individuels, permettant de produire des images aussi énormes. Les différents clichés pris pour tester l’instrument peuvent être consultés sur le site du Centre de l’accélération linéaire de Stanford.

Ainsi, vous avez la possibilité de zoomer dans les différentes images :

L’observatoire Vera-C.-Rubin en construction. // Source : Wikimedia/CC/Frossie (photo recadrée)

Ces clichés donnent une idée de ce qui attend les scientifiques avec cet observatoire, une fois qu’il sera opérationnel. En quelques jours, le télescope pourra photographier l’ensemble du ciel de l’hémisphère sud. 10 années d’observation sont prévues, au cours desquelles le télescope photographiera plus de 800 fois le ciel austral. Le résultat devrait être un vaste catalogue de galaxies (environ 20 milliards) ainsi que des mouvements de nombreux objets astrophysiques.

Parmi les objectifs scientifiques poursuivis, l’observatoire Vera-C.-Rubin doit permettre de mieux comprendre l’énigmatique matière noire, en découvrant des lentilles gravitationnelles (un mirage provoqué par la présence d’un corps massif entre un observateur et une source lumineuse).

Crédit photo de la une : Observatoire Vera-C.-Rubin

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