Les décollages de fusées Electron vont reprendre en août. L'entreprise américaine Rocket Lab a identifié le problème qui avait causé l'échec de sa treizième mission, début juillet.

La nouvelle a été quelque peu masquée par une actualité spatiale très riche la semaine dernière, avec d’une part le départ de la mission Mars 2020 en direction de la planète rouge et d’autre part part le retour sur Terre de deux astronautes américains par la capsule SpaceX Crew Dragon après un séjour dans l’ISS. Le 31 juillet, la jeune entreprise Rocket Lab a annoncé s’être remise en selle.

« Aujourd’hui, nous pouvons confirmer que nous reprenons nos missions en août ! Notre équipe a identifié avec certitude la cause de l’anomalie en vol lors de notre 13e mission et nous mettons en œuvre des mesures correctives. Restez à l’écoute pour les mises à jour de la mission bientôt ! », a écrit l’entreprise américaine sur Twitter, avant de renvoyer le public vers un communiqué publié pour l’occasion.

Fusée Electron Rocket Lab
La fusée Electron dressée sur son pas de tir. // Source : Rocket Lab

Un problème électrique

C’est une connexion électrique anormale qui a empêché la fusée Electron d’atteindre une altitude et une vitesse suffisantes pour propulser sa charge utile, une grappe de sept petits satellites, en orbite. L’incident s’est déclaré à une phase avancée du vol, lorsque le second étage poursuivait son ascension avec sa propre propulsion.

Cette connexion électrique n’était pas sécurisée en continu durant le vol. Cela a donné lieu à un échauffement dans le composant électrique, puis une déconnexion du système électrique et, enfin, l’arrêt du moteur. Ce « problème a échappé à la détection avant vol, raconte Rocket Lab, car la connexion électrique est restée sécurisée pendant les essais d’acceptation environnementale standard, y compris les essais de vibration, de vide thermique et de cycle thermique. »

Les corrections sont en cours pour organiser un vol dans les prochaines semaines.

Le prochain vol surviendra depuis la péninsule de Mahia, au nord-est de l’île du Nord, la deuxième plus grande île qui compose la Nouvelle-Zélande, à partir d’un site aménagé — Launch Complex 1 Pad A. Le centre de contrôle de mission se situe pour sa part dans la capitale néo-zélandaise, Auckland, à plusieurs centaines de kilomètres de l’aire de lancement.

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