La NASA a réussi le 2 juillet un test pour vérifier la fiabilité de son système d'interruption d'urgence qui équipera la future fusée SLS. Ce dispositif vise à éloigner la capsule Orion d'un péril imminent, en cas de défaillance du lanceur pendant le vol.

La NASA peut avoir le sourire. Ce mardi 2 juillet, l’agence spatiale américaine a exécuté avec succès un test d’interruption d’urgence d’un lancement de fusée. Ce dispositif est crucial pour la conquête spatial : il doit permettre d’éloigner très vite une capsule habitée dans laquelle se trouve un équipage au cas où l’on se rendrait compte que le lanceur les met en danger.

Sur le papier, la mission consistait à faire décoller une capsule Orion (avec, pour cette fois, personne à bord) depuis Cap Canaveral, en Floride. L’engin devait s’élever à environ 9,5 km d’altitude, en 55 secondes à peine, puis enclencher sa manoeuvre d’urgence pour éloigner les astronautes du danger. Dans ce cas-là, un autre moteur se déclenche pour emmener la capsule à distance, avant de la larguer.

NASA Ascent Abort-2 test
La tour, au-dessus de la cloche et du moteur, qui devra arracher très vite la capsule de la zone périlleuse en cas de danger. // Source : NASA

S’éloigner très vite de la zone de danger

Le dispositif imaginé par la NASA prend en fait la forme d’une cloche sur laquelle se trouve une espèce de pointe. En cas d’annulation d’urgence, la capsule habitée, qui se trouve sous la cloche, est en fait tirée par la tour, qui est équipée de tout l’attirail pour se propulser de façon autonome. Une fois assez éloignée, la cloche libère la capsule habituée, qui peut à ce moment-là commencer à se préparer à revenir sur Terre.

En principe, une fois la capsule éloignée du danger, des parachutes seraient déployés pour assurer un atterrissage ou amerrissage le plus en douceur possible aux personnes se trouvant à bord. Pour ce test survenu sur la base de lancement, il n’a pas été question d’ouvrir des parachutes, car ce n’était pas l’enjeu du jour — le déploiement des parachutes fait toutefois déjà l’objet de tests.

C’est ce dispositif qui équipera le Space Launch System (SLS), le futur lanceur spatial lourd des États-Unis, qui est en cours de développement (le SLS servira notamment à la NASA pour ses futures missions habitées vers la Lune et Mars, à partir de 2024). Celui-ci n’étant pas encore prêt, la NASA a fait un test sur une mini-fusée, avec juste un étage sous la capsule et la tour d’évacuation.

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