Les partenaires industriels chargés de la conception, de la fabrication et de l'exploitation du futur lanceur Ariane 6 ont donné leur feu vert pour lancer sa construction.

Cette fois, c’est bon ! La construction de la toute première fusée Ariane 6 a été validée par ArianeGroup et ses partenaires industriels afin qu’elle puisse prendre son envol à partir de mi-2020. « La maturité de l’industrialisation d’Ariane 6 est suffisante pour lancer la production du premier lanceur » a fait savoir la coentreprise entre Airbus et Safran, dans un communiqué publié lundi 18 décembre.

Il est effectivement temps de démarrer la fabrication du nouveau lanceur européen si l’Europe veut tenir son calendrier : le vol inaugural d’Ariane 6 doit survenir dans deux ans et demi à peine. Il faut aussi construire un tout nouveau pas de tir au centre spatial guyanais. Heureusement, l’Europe n’a pas attendu pour commencer à aménager la nouvelle zone de décollage : et les travaux avancent bien.

« La maturité de l’industrialisation d’Ariane 6 est suffisante pour lancer la production du premier lanceur »

Maintenant que le feu vert a été donné par ArianeGroup et ses partenaires industriels, la prochaine étape surviendra en mars 2018 avec l’analyse détaillée de toutes les conditions associées à la commercialisation et la production en série des lanceurs Ariane 6. Appelée « Exploitation Readiness Key Point », cette tâche est confiée à l’Agence spatiale européenne et doit s’achever en mars 2018.

Sur Ariane 6, l’Union européenne a fait preuve d’une relative rapidité. C’est en 2014 que le Vieux Continent a convenu de mettre au point une nouvelle fusée pour accéder à l’espace, une nouvelle fusée moins chère et plus performante. Trois ans plus tard, la construction de cette fusée est lancée. De la validation du plan par l’Europe jusqu’au vol inaugural, il se sera écoulé moins de sept ans.

Le pas de tir d’Ariane 6 en construction.

Ariane 5 partira à la retraite en 2023

Pendant un temps, Ariane 6 partagera la vedette avec Ariane 5. L’actuelle fusée, qui n’a plus connu le moindre échec depuis janvier 2003, doit normalement tirer sa révérence en 2023. Sa carrière aura été longue de 27 ans et aura été un quasi sans faute : on ne compte que deux échecs et deux échecs partiels sur les dizaines de missions accomplies depuis 1996.

Au cours de cette phase de transition, Ariane 6 montera en puissance à mesure que son aînée se mettra en retrait. À titre d’exemple, c’est la nouvelle fusée qui s’occupera de mettre sur orbite les derniers satellites de la constellation Galileo, le GPS européen. C’est également elle qui bénéficiera des futures améliorations, comme le moteur Prometheus qui succédera au moteur Vulcain.

Article publié initialement le 19 décembre 2017

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