Après une première tentative ce printemps, qui a failli être couronnée de succès, la société américaine Rocket Lab prépare une autre tentative de récupération de fusée en plein vol avec un hélicoptère.

Récupérer un étage d’une fusée en plein vol une fois sa mission accomplie : c’est le genre de projet que poursuit l’entreprise américaine Rocket Lab. Un plan absurde ? En tout cas, elle a effectué une première tentative au cours du printemps et celle-ci a failli réussir. Alors pourquoi ne pas recommencer prochainement ? C’est bien dans les intentions du groupe, a-t-il fait savoir le 1er septembre.

Alors que SpaceX bénéficie d’une méthode beaucoup plus avancée, qui lui permet de faire revenir l’étage central de ses lanceurs Falcon 9 à l’endroit de son choix (sur une barge au large de l’océan ou bien sur une aire d’atterrissage aux États-Unis), le procédé de Rocket Lab est un peu plus rustique : un hélicoptère doit s’approcher du tube pour l’attraper.

Sikorsky S-92
Le type d’hélicoptère qui a été utilisé pour la capture de la fusée. // Source : James

Un hélico pour éviter le contact avec l’eau

Comment ça marche ? Le corps de la fusée, une fois sa tâche accomplie avec l’éjection du satellite à mettre en orbite, retombe sur Terre sous l’effet de la gravité. À ce moment-là, il est freiné par deux parachutes se succédant. Quand celui-ci arrive à une certaine altitude, l’hélicoptère s’approche, manœuvre par-dessus et, avec une perche, attrape la toile avec un crochet.

Voilà pour la théorie. En pratique, le premier essai a été mitigé : certes, l’hélicoptère a bien accroché la toile, mais l’expérience a tourné court. Un comportement imprévu a nécessité de relâcher leur « proie ». Pas question, en effet, de courir un quelconque risque et d’exposer les occupants de l’hélicoptère. L’étage avait été repêché dans l’océan.

Electron
Un premier étage de fusée Electron récupéré dans l’océan. // Source : Rocket Lab

La bonne nouvelle, c’est que l’étage est en bon état. D’ailleurs, la société a fait savoir le 1er septembre avoir réussi une mise à feu statique, c’est-à-dire sans vrai décollage. L’un des moteurs a pu être allumé. Pour Rocket Lab, cela ouvre la voie à une nouvelle tentative, à une date qu’il faut encore définir. Car comme SpaceX, Rocket Lab désire réutiliser ses équipements.

« Le fait que les composants récupérés de ce moteur aient fonctionné sur le banc d’essai avec un minimum de retouches est une preuve supplémentaire que nous sommes sur la bonne voie », a commenté Rocket Lab. Surtout que, dans ce cas, il s’agit d’une fusée qui a été en contact avec l’eau de mer. Ce sera encore mieux si la récupération par hélicoptère fonctionne.

La prochaine tentative devrait survenir d’ici à la fin de l’année.