Déjà condamné à une lourde pénalité financière il y a quelques mois, le site RomUniverse va devoir supprimer tous les jeux piratés de Nintendo.

En 2019, Nintendo partait en croisade contre RomUniverse, un site qui héberge des fichiers piratés de jeux vidéo. On pensait que l’affaire avait pris fin en mai dernier, quand un tribunal américain avait condamné son créateur à une lourde amende de 2,1 millions de dollars (1,78 million d’euros) pour violation de copyrights. Selon les informations de TorrentFreak publiées le 13 août, le juge Consuelo Marshall a cependant alourdit la peine et ordonné à RomUniverse de détruire toutes ses copies de contenus Nintendo avant le 17 août.

« Le prévenu doit détruire de manière permanente tous les jeux Nintendo obtenus sans autorisation, et toutes les copies obtenues sans autorisation de la propriété intellectuelle de Nintendo, ce qui inclut des livres, des films et des morceaux de musique », peut-on lire dans le verdict. Créateur de RomUniverse, Matthew Storman a jusqu’au 20 août pour prouver qu’il s’est exécuté. 

Super Mario Sunshine // Source : Nintendo

L’intransigeance de Nintendo

Si le juge Consuelo Marshall a revu son jugement, c’est parce que Matthew Storman a sous-entendu que RomUniverse, aujourd’hui fermé, pouvait rouvrir. Nintendo avait déjà réclamé une injonction permanente, sans obtenir gain de cause à l’issue du procès initial. La multinationale n’avait à l’époque pas apporté assez d’éléments pour prouver qu’il avait souffert de dommages irréversibles et la fermeture de RomUniverse constituait une sentence suffisante pour Matthew Storman. Ce dernier a cependant commis l’erreur de promettre un retour du site.

Encore une fois, Nintendo se montre extrêmement protecteur de sa propriété intellectuelle. Il est vrai que des sites proposant des ROM peuvent avoir un impact sur ses revenus, dans la mesure où le constructeur japonais recommercialise régulièrement ses vieilles productions. Les ROM permettent d’y jouer sans rien payer, ce qui pose problème à Nintendo.

Par le passé, Nintendo est déjà parvenu à faire interdire des modifications de ses jeux (exemple : niveau en HD et mode multijoueur pour Super Mario 64). En juillet 2018, l’entreprise avait aussi fait valoir ses droits contre LoveROMS.com et LoveRETRO.co — d’autres sites d’émulation.

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