Nintendo continue sa chasse aux sorcières et fait fermer des sites proposant des émulateurs pour ses jeux.

Nintendo ne plaisante pas avec la protection de sa propriété intellectuelle et n’a de cesse de le faire savoir. Par le passé, on a vu la firme nippone faire interdire des mods de Super Mario 64 (niveau en HD et mode multijoueur). Et, récemment, le géant s’est attaqué à des sites d’émulateurs proposant énormément de ROM de ses jeux.

Ainsi, selon les informations de TorrentFreak publiées le 20 juillet, Nintendo a demandé des comptes au propriétaire des sites LoveROMS.com et LoveRETRO.co par un recours à la justice auprès d’un tribunal en Arizona. L’argument invoqué est la violation de copyright. À l’heure où nous écrivons ces lignes, LoveRETRO.co a été mis hors-ligne tandis que LoveROMS.com a retiré tous les jeux Nintendo de sa base de données.

Capture d’écran LoveRETRO du 23 juillet 2018

La chasse aux sorcières

Dans le document judiciaire, on peut lire que Nintendo accuse Jacob Mathias et sa société Mathias Designs de gérer deux sites internet utilisant sa propriété intellectuelle sans aucune autorisation. « Les sites LoveROMs et LoveRETRO font partie des plateformes les plus ouvertes et populaires sur la scène des jeux piratés. À travers ces sites, les accusés reproduisent, distribuent, font tourner publiquement et montrent beaucoup de copies de jeux Nintendo sans aucune permission », explique le géant nippon. 

Et pour Nintendo, il n’est pas question d’un simple hobby mais d’un véritable business : « Les accusés ne sont pas des joueurs occasionnels mais plutôt des individus avec une connaissance élevée de la propriété intellectuelle de Nintendo et de l’industrie du jeu vidéo en général. » Pour lui, les concernés sont pleinement conscients de ce qu’ils font. 

Nintendo réclame énormément d’argent à Jacob Mathias : 150 000 dollars par jeu, 2 millions de dollars par utilisation abusive de la marque. En tout, la facture pourrait s’élever à 100 millions de dollars. Mais une cession des activités jugées illégales serait déjà une immense victoire pour Nintendo, qui voit les émulateurs comme une concurrence à ses recyclages de vieux titres.

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