Netflix va développer un épisode interactif de la saison prochaine de Black Mirror : le spectateur pourra notamment en choisir la fin. Nommé Bandersnatch, il sera diffusé à partir du 28 décembre.

Netflix a mis en ligne la bande-annonce pour son épisode spécial de Noël, Bandersnatch, ce 27 décembre 2018. Il sortira bien le 28 décembre. «  En 1984, un jeune programmeur adapte un roman fantastique pour en faire un jeu vidéo et se prend à douter de la réalité. L’histoire tentaculaire devient un labyrinthe hallucinant… » prévient la description.

The Independent et des publications de fans sur Reddit fin décembre 2018 avaient déjà souligné que cet épisode bonus pourrait sortir en amont de la saison 5. Il sera disponible dès le vendredi 28 décembre. Pour rappel, la saison 4 était sortie le 29 décembre 2017.

Comme prévu, on se retrouverait avec un épisode dont vous êtes le héros dont le personnage principal serait interprété par Fionn Whitehead, star du Dunkerque de Christopher Nolan avec David Slade à la réalisation (Breaking Bad, American Gods). Le synopsis dévoilé serait basé sur les jeux vidéo et pourrait aller ainsi : « Un jeune développeur adapte un livre de fantasy en jeu vidéo. Rapidement, la réalité et le virtuel se mélangent et créent la confusion  ». Un scénario somme toute convenu, mais qui pourrait se déployer en plusieurs branches en fonction des choix du téléspectateur : c’est tout l’intérêt de ce format et on comprend la nécessité d’un pitch de départ simpliste.

Côté contenu, IndieWire évoque 5 heures de film, un chiffre qui pourrait correspondre à la totalité des arcs qui peuvent être explorés. Rendez-vous vendredi pour une confirmation.

Article original : Après les livres dont vous êtes le héros, voici la série dont vous êtes le héros — ou la héroïne. Netflix est en train de développer des productions interactives, qui laissent ses abonnés choisir, en direct, la direction que l’arc narratif doit prendre.

Pour commencer, la plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) est en train de créer un épisode interactif dans la nouvelle saison de la série dystopique Black Mirror, a rapporté Bloomberg ce 1er octobre 2018.

Cette cinquième saison de la série à succès britannique, rachetée par Netflix en 2015, devrait arriver sur Netflix d’ici la fin de l’année 2018.

De plus en plus de fictions interactives sur Netflix ?

Ce n’est pas la première fois que Netflix teste le concept de « choisir sa propre aventure » : la plateforme de vidéo à la demande par abonnement l’a déjà expérimenté dans des dessins animés comme Les Aventures du Chat Potté. Mais pour l’instant, la multinationale américaine ne s’était pas frotté à des productions pour adultes.

Capture d’écran de L’épopée du Chat Potté sur Netflix

Selon Bloomberg, Netflix serait en discussion pour développer d’autres contenus interactifs, notamment inspirés de jeux vidéo. Mais le challenge n’est pas facile à relever : comment s’assurer que le concept soit bien reçu par les fans d’une série aussi populaire, et attendue, que Black Mirror ? De surcroit, un épisode de ce genre demande beaucoup plus de travail en terme de scénario : il y a plus d’intrigues à imaginer, écrire, tourner et produire.

Y a-t-il une « meilleure » fin que les autres ? 

Les risques liés à un tel projet sont évidents : perdre le public, qui ne saurait plus où donner de la tête, et ainsi générer trop frustration de l’autre côté de l’écran. D’un point de vue plus général, un tel dispositif pose des questions au niveau de la réception de l’œuvre : peut-on parler d’art universel si les spectateurs ont vécu une expérience différente ? Tous les arcs narratifs seront-ils égaux en terme de qualité d’écriture ? Y a-t-il une « meilleure » fin que les autres ?

En janvier dernier, HBO avait sorti Mosaic, une série interactive de Steven Soderbergh avec Sharon Stone, où le spectateur devait choisir quel personnage il voulait suivre — au risque de louper une partie de l’intrigue. Le projet, très ambitieux en théorie, avait du mal à former un « tout » cohérent en pratique. La première saison, également diffusée en version linéaire, ressemblait plus à un assemblage de saynètes « à grappiller » qu’une production cohérente.

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