Développé sous l'égide de Bethesda, RAGE 2 est l'alliance pas si improbable entre le défouloir à la DOOM et le WTF à la Just Cause. Le tout dans un univers qui rappelle Mad Max.

Bethesda a envie de redonner sa chance à la licence RAGE, née il y a sept ans et faussement inspirée de Mad Max. Et par la plus grande des coïncidences, pour la suite, il a associé id Software à Avalanche Studios, qui a donné naissance à une adaptation des films réalisés par George Miller. Voici venu le temps d’un RAGE 2 que l’on pourrait résumer comme suit : un zeste de DOOM, un soupçon de Just Cause (franchise développée par Avalanche, tiens tiens) et une grosse pincée de Mad Max sous LSD. En somme, un bon gros fourre-tout comme on peut, parfois, les aimer.

On ne va pas le cacher, ce cocktail détonnant a tout pour fonctionner dans la mesure où les deux studios n’ont pas peur d’aller jusqu’au bout des choses. Ce qui revient à dire qu’il ne faudra jamais faire dans la dentelle dans RAGE 2, vaste défouloir où regarder sa barre de vie s’apparenterait à un sérieux aveu de faiblesse. Et aussi à affirmer que le FPS a sans doute pris le meilleur des deux mondes — en attendant d’en découvrir davantage dans les semaines à venir.

De l’action sous nitroglycérine

La démo d’une vingtaine de minutes que nous avons essayée à la gamescom 2018 s’axait sur les différentes manières d’occire ses ennemis — des punks allumés, sachant qu’il y aura en outre des mutants petits comme grands à en croire les vidéos et les images diffusées par Bethesda. Outre l’arsenal de circonstance et le retour du wingstick (boomerang meurtrier), le héros dispose de pouvoirs appelés les Nanotrites. On a eu l’opportunité d’en expérimenter quatre : l’esquive, la poussée, l’écrasement et l’overdrive.

Si le premier est une aptitude défensive participant à cette idée de survie par la mobilité, les trois autres sont de véritables outils de massacre. Surtout le dernier cité, pensé comme un super mode autorisé une fois que l’on a enchaîné suffisamment de kills. Quand il est déclenché, non seulement on fait de lourds dégâts dans les rangs adverses, mais on récupère aussi de la vie. Autant d’éléments qui font penser à DOOM — chasse gardée d’id Software.

Vous l’aurez compris, RAGE 2 n’a aucune envie de faire dans la réflexion  : on tue, on tue et on retue jusqu’à déclencher l’objectif suivant, prétexte pour faire avancer une histoire dont les joueurs se ficheront très probablement. Il reste néanmoins à voir comment ce gameplay maîtrisé et jouissif s’imbriquera dans un monde ouvert défini comme grand et varié ( ?) à parcourir avec des véhicules au design aussi barré que ceux de Mad Max : Fury Road. Sur ce point, on sera bien obligé de faire confiance à l’expérience d’Avalanche Studios accumulée grâce à ses Just Cause, malheureusement pas réputés pour leur narration. À l’heure actuelle, on retiendra de RAGE 2 cette propension à calmer les nerfs. Certains s’en contenteront volontiers.

RAGE 2 est attendu pour le printemps 2019 sur PlayStation 4, Xbox One et PC.

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