CD Projekt Red ne cachera pas les parties intimes de ses personnages dans Cyberpunk 2077. Mais pas de quoi crier au scandale.

Dans la sphère vidéoludique, la nudité n’est pas toujours très bien perçue, encore moins très utile. Dans certains cas, elle sert surtout à faire parler en créant le buzz (Conan Exiles,, merci pour les mèmes)… Cette fois, c’est Cyberpunk 2077 qui se lance dans le dévoilement des parties intimes. Une information dévoilée par Polygon dans un article datant du 15 juin 2018.  Mais pour quoi faire ?

Transhumanisme rime avec nudité ?

CD Projekt Red n’est pas le genre de studio qui a pour habitude de prendre des pincettes. Dans la saga The Witcher, il n’a ainsi pas hésité à mette en avant la sexualité très libertine de Geralt avec des scènes parfois très explicites (il y a même un début de triolisme dans The Witcher 3 : Wild Hunt).

Adam Badowski, directeur de Cyberpunk 2077, explique sa décision : « La nudité est importante pour nous pour une raison. C’est du cyberpunk, les personnages augmentent donc leur corps. Dès lors, le corps n’est plus sacré, il est profané. Parce qu’ils modifient tout, ils perdent la connexion avec leurs corps, avec la chair. Et c’est pourquoi nous avons besoin de la nudité dans certaines situations. »

« Il n’y a rien de spécial »

Pour CD Projekt Red, transhumanisme rime forcément avec nudité, étant donné qu’il est nécessaire de confronter le corps dans sa forme la plus pure — nu — avec toutes les modifications qu’il est possible de lui apporter. On pourrait être tenté d’accuser les développeurs polonais de vouloir juste ajouter un argument choc à leur production… Mais  au regard des retours de la presse assez dithyrambiques, Cyberpunk 2077 n’en a pas besoin.

Sans compter que CD Projekt Red avait volontairement masqué les parties intimes durant sa présentation E3 pour, in fine, éviter que les journalistes ne se concentrent là-dessus. « Nous ne voulions pas que les gens se focalisent là-dessus et en rigolent. C’est juste… normal ! La nudité rend l’univers plus crédible ; voilà pourquoi nous l’intégrons. Il n’y a rien de spécial », appuie Adam Badowski, sincère. 

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