Wizards of the Coast continue de faire fructifier la licence Donjons et Dragons (D&D pour les intimes) avec Warlock, un jeu d’action-aventure attendu pour 2027. On a assisté à une présentation à la gamescom, et ça s’annonce prometteur.

Wizards of the Coast a décidé de devenir un éditeur de jeux vidéo ambitieux. La firme, qui se cache notamment derrière les cartes Magic: The Gathering, lancera en 2027 Exodus, un RPG orienté solo et rappelant Mass Effect, et Warlock, un jeu d’action-aventure adapté de l’univers Donjons et Dragons. C’est ce dernier qui nous intéresse, puisqu’on a eu l’occasion d’assister à une présentation sans prise en main (on regardait la démo sans pouvoir jouer), à l’occasion de la gamescom 2026.

Dans Warlock, développé par le studio canadien Invoke Studios (ex-Tuque Games), on incarne Kaatri. Un jour, cette héroïne décide de conclure un pacte avec la sorcière Tasha, afin de manier des pouvoirs interdits pour retrouver un être cher. Elle devient une warlock qui parcourt le monde de Darkon, rempli de magie et de secrets. Mais à force de bousculer les règles, elle pourrait bien se perdre.

Pour le contexte, Tasha est une figure de Donjons et Dragons, tandis que Darkon est connu de ses aficionados pour son atmosphère horrifique et gothique.

Warlock // Source : Wizards of the Coast
L’univers de Warlock se situe à Darkon. // Source : Wizards of the Coast

Très beau visuellement, Warlock donne envie

Ce premier rendez-vous avec le gameplay de Warlock était surtout concentré sur les nombreux pouvoirs que peut manier Kaatri. Celle-ci dispose d’un large éventail de sorts, utilisables en combat comme dans l’exploration. Il y a même des combinaisons possibles, comme la création d’une plateforme en faisant apparaître des tentacules noirs pour tenir un rocher en lévitation. Ces mêmes tentacules noirs peuvent aussi bloquer temporairement un ennemi. Warlock prend donc le contre-pied deBaldur’s Gate 3, plus technique et plus posé. Cette liberté a une explication : Warlock ne reprend pas telles quelles les règles du jeu de rôle papier. Là où Baldur’s Gate 3 repose sur le système D&D et ses jets de dés, Invoke Studios souhaite une orientation plus portée sur l’action.

On a aussi apprécié des enchaînements bien pensés. Quand une végétation touffue bloque le passage, il suffit d’y mettre le feu, puis d’utiliser de l’eau pour éteindre l’incendie. On pourra même utiliser les résidus au sol comme projectiles… Invoke Studios semble avoir mis au point un gameplay bac-à-sable, tout à la fois récréatif et créatif. Certains pouvoirs sont franchement détonants, à l’instar de celui qui permet d’échanger sa place avec un ennemi pour qu’il se fasse frapper à notre place. Il y aura des sorts mineurs et avancés, et même des rituels (exemple : faire carrément apparaître une pluie). Sur le site officiel du jeu, vous pouvez voir une liste de quelques sorts.

Warlock // Source : Wizards of the Coast
Les combats seront très orientés action. // Source : Wizards of the Coast

En voyant la démonstratrice enchaîner les sorts dans Warlock avec fluidité, on n’a pas pu s’empêcher de penser à une version plus libre d’Hogwarts Legacy : L’Héritage de Poudlard. Cette adaptation de l’univers d’Harry Potter est formidable au sein de l’école, mais terriblement agaçante dans sa partie action. Si les promesses de Warlock se matérialisent par des sensations grisantes, alors on pourrait être en face d’un excellent jeu de magie. On s’y sentirait puissant et polyvalent, sachant que la progression devrait être organique.

On a par ailleurs été particulièrement séduit par la partie graphique de Warlock. Alors que le jeu n’est pour le moment qu’au stade de l’alpha, le rendu est déjà bien détaillé et valorisant, avec notamment de jolis effets visuels pour assurer le spectacle. À ce stade, Warlock coche surtout deux cases : des pouvoirs nombreux et une direction artistique solide. La prudence reste de mise sur ce qu’on n’a pas encore vu manette en main, notamment l’histoire, la structure de l’aventure et la narration.

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