Chercher des boucs émissaires plutôt que de balayer devant sa porte : la spécialité des vétérans d’Hollywood en crise. Échaudé par le marasme financier de Gladiator 2, Ridley Scott aurait pris en grippe sa tête d’affiche Paul Mescal.

Quand un blockbuster à 300 millions de dollars se prend un mur au box-office, la règle à Hollywood est immuable : trouver un coupable, de préférence sans galons. Selon les informations révélées par le journaliste Matt Belloni (Puck) le 31 août 2026, le torchon brûle violemment entre Ridley Scott et Paul Mescal depuis la déconvenue Gladiator 2.

Officiellement, le départ de Mescal du projet post-apocalyptique The Dog Stars était imputé à un problème d’emploi du temps lié au tournage du biopic des Beatles par Sam Mendes (dans lequel il incarne Paul McCartney). Officieusement ? Plusieurs sources proches de la production affirment que Scott a tout simplement viré le comédien, estimant qu’il manquait cruellement de « virilité » pour porter son nouveau film.

Le procès en virilité, la parade facile d’un réalisateur aux abois pour Gladiator 2

Ce tacle sur la prétendue retenue ou le manque de « testo » de Paul Mescal frôle le ridicule. Lors de la sortie de Gladiator 2, Scott ne tarissait pourtant pas d’éloges sur sa star montante. Mais maintenant que les chiffres sont tombés, le discours a subitement changé. Attaquer l’incarnation d’un acteur est une ficelle bien connue pour éviter de remettre en question un scénario poussif, une réalisation sous stéroïdes ou la lassitude globale du public face aux suites tardives et opportunistes.

Reprenant le rôle en urgence, Jacob Elordi a donc hérité du premier rôle dans The Dog Stars. Mais l’ironie de l’histoire, c’est que ce limogeage déguisé s’est transformé en véritable bénédiction pour Paul Mescal.

Retour de bâton : le nouveau crash de Ridley Scott

Malgré le remplacement de son premier rôle par un acteur au profil plus conforme aux exigences virilistes de Scott, The Dog Stars vient d’accomplir un véritable miracle au box-office américain : se ramasser encore plus magistralement que Gladiator 2. Avec à peine 7,7 millions de dollars récoltés pour son premier week-end d’exploitation (pour un budget confortable de 80 millions), le film signe l’un des pires flops de la carrière du cinéaste, rapporté à son budget.

Ce nouvel échec retentissant vient enterrer l’argument du « facteur Mescal ». Gladiator 2, qui n’a cumulé que 462 millions de dollars dans le monde pour un coût de production estimé entre 250 et 300 millions, n’a jamais rentabilisé ses investissements vertigineux.

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