Fable, RPG ultra-attendu développé sous l’égide de Xbox, était jouable pour la première fois à l’occasion de la Gamescom 2026. J’ai pu tester cette démo axée sur les combats.

Il ne fait aucun doute que Microsoft, plus particulièrement sa branche Xbox, joue gros avec Fable — reboot d’une saga culte de RPG. La multinationale l’a d’ailleurs encore repoussé pour lui donner les meilleures chances. Autrefois attendu pour cette fin d’année, le titre développé par Playground Games est désormais attendu pour le 23 février 2027.

À quelques mois de cette échéance attendue de pied ferme par une horde de fans, Fable était pour la première fois jouable lors de la Gamescom 2026. Microsoft a convié une poignée de journalistes à essayer le RPG le temps d’une démo axée sur un point crucial : les combats. J’ai donc pu essayer le titre pendant plusieurs dizaines de minutes, et je suis assez convaincu des sensations alors que je craignais le pire sur le plan de l’action.

Fable // Source : Microsoft
Fable. // Source : Microsoft

Fable rassure sur ses combats

Il y a en effet toujours à redire sur les affrontements dans les RPG occidentaux ambitieux. Ceux de The Witcher 3: Wild Hunt ? On préfère les oublier et souligner d’autres qualités. Ceux de The Blood of Dawnwalker ? Il y a l’ombre d’un doute, d’après nos premières impressions. Bref, ce n’est pas toujours la fête de ce point de vue, et Fable se devait de rassurer sur l’un des éléments phares de l’aventure qu’on nous promet grandiose.

L’aperçu proposé par Microsoft se découpait en deux temps, sachant qu’on rejouait la même phase, avec simplement un équipement différent. Le but de Playground Games était de nous faire comprendre les multiples possibilités qui s’offrent à nous quand il s’agit d’éliminer la vermine — en l’occurrence, ici, une horde de squelettes animés par des esprits, jusqu’à un mini-boss aérien.

Notez d’ailleurs qu’il n’était aucunement question de s’émerveiller sur la direction artistique, puisque les environnements étaient sombres (une grotte, puis une forêt inquiétante). Ni sur la partie graphique, les développeurs ayant fait le choix assumé de nous faire jouer à un rendu avec des paramètres moyens pour mettre en avant l’optimisation. C’est louable, d’autant que le rendu était suffisamment beau pour ne pas tiquer.

Fable // Source : Microsoft
Fable. // Source : Microsoft

Du coup, ça donne quoi, Fable, avec une manette entre les mains ? Disons que le RPG ne se prend pas pour un autre, avec un gameplay qui mise moins sur la complexité que sur l’efficacité. Les sensations sont globalement bonnes, avec une fluidité bienvenue qui rend l’expérience dynamique. Concrètement, notre héros, qui se battait avec un gros marteau dans les deux portions, a à sa disposition une palette de sorts variés, sachant que leur utilisation n’est pas indexée sur une jauge de mana. Chacun dispose d’un rechargement qui prend plus ou moins de temps, et c’est à la joueuse ou au joueur de bien piocher dans son arsenal pour s’en sortir, en fonction de la manière dont évolue la situation.

Pêle-mêle, on a pu découvrir une boule de feu et un éclair particulièrement puissants ; un sort de poussée utile quand il y a plusieurs ennemis en face de soi ; un pouvoir d’élévation puis d’écrasement assez grisant à l’usage ; ou encore la possibilité de transformer ses adversaires en… poulet. À cela s’ajoute une arme à distance, à savoir un arc (démo 1) ou une arbalète (démo 2) — qui se recharge seule elle aussi. Vous l’aurez compris, Fable mise sur la polyvalence pour plaire un maximum, et c’est fonctionnel, sans être pénible. Ce n’est pas une petite victoire, et on se demande juste ce qu’il en sera à la longue et si le défi sera à la hauteur. À ce sujet, plusieurs options de difficulté sont proposées, avec même des réglages hyper fins sur certains paramètres (dégâts ennemis…).

Dit autrement, Playground Games a compris qu’il est nécessaire de montrer cette facette de Fable pour pouvoir évacuer l’une des craintes qui entourent ce projet de longue date. Le retour dans le royaume d’Albion pourrait bien être triomphant.

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