Tides of Annihilation a tapé dans l’œil des amatrices et amateurs d’action depuis sa toute première bande-annonce, diffusée lors d’un State of Play de Sony. J’ai pu y jouer lors de la gamescom 2026, et je suis conquis.

Dans un salon comme celui de la gamescom, on peut mesurer l’ambition d’un jeu vidéo à la taille de son stand, ainsi qu’à la manière dont il est construit. Pour cette édition 2026 de l’événement installé à Cologne, en Allemagne, on peut dire que la firme chinoise Eclipse Glow Games a mis les petits plats dans les grands pour mettre en avant Tides of Annihilation, prometteur jeu d’action-aventure.

Il faut avouer que Tides of Annihilation impressionne depuis sa toute première bande-annonce, diffusée dans le cadre d’un State of Play de Sony (en février 2025). Il fait partie de cette vague de productions chinoises ayant pour objectif de bousculer l’ordre établi, en se faisant une place de choix parmi les rivaux occidentaux et japonais. J’ai pu jouer 45 minutes à Tides of Annihilation, le temps de me débarrasser de deux boss et d’explorer ses environnements londoniens, inspirés de la légende du Roi Arthur.

Tides of Annihilation // Source : Eclipse Glow Games
Oui, l’écran est chargé // Source : Eclipse Glow Games

Tides of Annihilation s’appuie sur des combats dynamiques

Dans Tides of Annihilation, on incarne Gwendolyn, une héroïne épaulée par des Chevaliers pour déchaîner des attaques dévastatrices sur ses ennemis. C’est tout le cœur du gameplay : choisir des Chevaliers à associer pour personnaliser son set et agrémenter les combos à disposition de Gwendolyn. Elle peut ainsi enchaîner les attaques simples, agrémentées de coups plus puissants, liés aux Chevaliers. Il est possible de configurer un Chevalier principal et un secondaire, si possible complémentaires, et de porter jusqu’à deux ensembles en même temps pour passer rapidement de l’un à l’autre. Les Chevaliers seront également utiles lors des phases d’exploration, pour interagir avec l’environnement.

De prime abord, Tides of Annihilation peut paraître complexe. Mais tout est évident : il faut voir les Chevaliers comme des armes à équiper, sachant que leurs pouvoirs, variés, sont bien évidemment indexés sur une jauge dédiée (elle se recharge avec le temps et en portant des coups aux ennemis). On soulignera aussi la possibilité de lancer une super aptitude en appuyant sur les deux sticks en même temps. Autant dire que Gwendolyn ne manque pas de moyens de se défendre, et Tides of Annihilation pourrait s’avérer plus tactique et malin qu’on le croit. Elle devra par ailleurs sauter pour éviter certaines attaques (jaunes), ou encore parer face à d’autres (rouges).

Tides of Annihilation // Source : Eclipse Glow Games
La D.A. est plutôt réussie // Source : Eclipse Glow Games

Manette en main, Tides of Annihilation est très intuitif et agréable. Les développeurs ont le sens du spectacle, matérialisé par une réalisation de haut vol, le tout avec une fluidité exemplaire. Petit bémol, en revanche, sur la multiplication des effets qui, s’ils sont impressionnants, peuvent nuire à la visibilité. On pestera aussi sur le rouge qui a inondé l’écran lors de la deuxième phase d’un adversaire puissant : dans ces conditions, bon courage pour déceler les attaques susceptibles d’être parées.

La démo nous permettait d’affronter deux boss et, à chaque fois, il a fallu exploiter au maximum les possibilités du gameplay pour s’en sortir, preuve qu’il est bien pensé. Le challenge s’annonce de taille, et matraquer les touches comme dans un beat them all classique ne devrait pas suffire. Attaquer, se défendre, observer, solliciter un Chevalier… : tout s’enchaîne bien à partir du moment où on saisit la grammaire.

Tides of Annihilation // Source : Eclipse Glow Games
Les Chevaliers servent aussi dans l’exploration // Source : Eclipse Glow Games

On terminera par la direction artistique, qui allie des inspirations européennes et une bonne dose de fantasy. D’aucuns diraient que Tides of Annihilation fait un peu trop penser à un Final Fantasy médiéval, un soupçon d’âme en moins. Mais force est de reconnaître que Eclipse Glow Games sait comment flatter. En prime, le studio semble exploiter plutôt bien le moteur Unreal Engine 5, ce qui n’est pas toujours le cas. Quand sortira Tides of Annihilation ? C’est la grande question. En attendant la réponse, il mérite de figurer dans votre wishlist.

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