On nous l’annonçait fin août, et c’est même Emmanuel Macron qui s’en faisait le relais : trois nouveaux parcs d’attractions devaient voir le jour près de Cergy-Pontoise, en Île-de-France, dont un consacré à Dragon Ball, le manga culte du regretté Akira Toriyama.
Lors de l’annonce, aucun détail n’avait été présenté sur ces trois parcs, portés par le groupe saoudien Qiddiya, pour un investissement annoncé de six milliards d’euros, et il était impossible de dire si Dragon Ball serait bien l’univers principal du parc dédié au manga.
L’ampleur du projet explique en partie l’emballement. Les six milliards d’euros doivent financer trois parcs à thème, pour 22 000 emplois annoncés, le tout inscrit dans le programme d’attractivité Choose France. Un mégaprojet que le président français a présenté comme « du jamais vu depuis Disneyland Paris » – d’où le retentissement du démenti de Toei.

Mais, tel le Roi Démon Piccolo qui vole les Dragon Balls à la fin du Tenkaichi Budokai, Toei Animation, l’un des détenteurs des droits de la franchise, vole les espoirs des fans en démentant tout simplement le projet. Le groupe a publié ce 31 août 2026 sur son site un communiqué concernant la construction du fameux parc Dragon Ball, dans lequel on peut lire que « ni Toei Animation ni les autres détenteurs de droits n’ont accordé de licence à ce sujet et n’ont connaissance de tels projets. »
Le fait est que Dragon Ball n’appartient pas à une seule société. Les droits sont partagés entre le Bird Studio d’Akira Toriyama et l’éditeur Shueisha pour le manga, Toei Animation ne détenant, elle, que ceux de l’anime. Un parc à thème – logos, personnages, décors – suppose donc l’accord de plusieurs ayants droit japonais, ce qui rend l’obtention d’une licence bien plus complexe qu’un simple feu vert.
Même Shenron ne peut rien faire pour le parc Dragon Ball prévu à Paris
Il semble donc qu’il manque une licence officielle à ce projet, pourtant annoncé comme étant en préparation.
Dans son communiqué, Toei Animation précise que « toutes les images et vidéos conceptuelles du parc à thème utilisées dans ces rapports proviennent d’une annonce conjointe de Qiddiya Investment Company (Arabie saoudite) et de notre société, datée du 22 mars 2024 ». Elles concernent donc le parc à thème Dragon Ball dont la construction est prévue à Qiddiya City, en Arabie saoudite.
Dès le 25 août, Le Monde révélait, sur la foi de sources proches du dossier, que Qiddiya n’avait pas encore obtenu l’accord des ayants droit japonais pour exploiter la marque et les personnages en France. Emmanuel Macron, lui, n’avait d’ailleurs jamais cité Dragon Ball nommément ; c’est Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui avait mentionné ce thème sur ses réseaux.

Pour l’heure, ni l’Élysée ni Qiddiya n’ont apporté de nouvelle précision sur ce projet français, laissant planer de nombreuses interrogations. Car un chantier aussi colossal, annoncé pour plusieurs milliards d’euros, semble difficilement envisageable sans l’accord des ayants droit de Dragon Ball. Tant que Bird Studio, Shueisha et Toei Animation n’ont pas signé, le parc français reste une annonce sans base juridique.
L’Élysée et Qiddiya, eux, n’ont pour l’instant pas réagi au démenti japonais.
+ rapide, + pratique, + exclusif
Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.
Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.
Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci
Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.
Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :
- 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
- 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
- 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.
Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
Anticipez le futur en vous inscrivant gratuitement à ToujoursPlus, la newsletter tech de référence.



