Saber Interactive lancera, en octobre 2026, le jeu vidéo Hellraiser: Revival, adapté de la saga de Clive Barker. On a pu y jouer à la gamescom et… ce n’est pas si mal ?!

Vous n’avez peut-être pas vu les films Hellraiser (spoiler : seuls les premiers sont réussis), mais vous connaissez sans aucun doute son personnage emblématique, à savoir l’ignoble Pinhead, une entité macabre qui doit son nom au fait que sa tête blafarde est percée de multiples épingles. Dans le dernier long métrage en date, un reboot intitulé Hellraiser et sorti en 2022, Pinhead était apparu sous les traits d’une femme, ce qui ne change pas grand-chose à son caractère effrayant.

Imaginée par Clive Barker à partir d’un roman qu’il a lui-même écrit, la licence Hellraiser vivote tant bien que mal depuis les années 80. Elle pèse tout de même onze films, dont plus de la moitié ne sont pas approuvés par Clive Barker. C’est dire la machine commerciale liée à cette œuvre pourtant érotico-horrifique. En 2026, elle ne revient pas avec un 12e long métrage, mais avec un jeu vidéo intitulé Hellraiser: Revival. Un nom bien choisi pour un projet saugrenu, que j’ai pu essayer à la gamescom.

Hellraiser: Revival // Source : Saber Interactive
Ambiance BDSM et cuir // Source : Saber Interactive

Hellraiser: Revival est approuvé par Clive Barker, et c’est déjà un exploit

Sortie de Hellraiser: Revival

Hellraiser: Revival sera disponible le 8 octobre 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X/S, PC et Nintendo Switch 2. Bonne nouvelle, il coûte moins de 40 €.

Que les fans de Pinhead et des cénobites se rassurent, Hellraiser: Revival est bien approuvé par Clive Barker. C’est ce que nous a confié Saber Interactive, studio qui s’est donc mis en tête d’adapter une saga culte en jeu vidéo. Sans surprise, Hellraiser: Revival mélange survie, horreur et action dans une formule qui rappelle autant Resident Evil 7: Biohazard, pour la vue à la première personne, que BioShock, pour l’utilisation du fameux Cube.

Hellraiser: Revival n’est pas une adaptation du premier film. Il s’agit d’une histoire 100 % inédite, se déroulant une vingtaine d’années après et centrée sur un héros prénommé Aidan, qui doit aider sa petite amie à fuir le Labyrinthe, lieu de souffrance et de plaisir extrêmes, où sévissent les cénobites. Les codes sont respectés, et il n’y a pas besoin d’avoir vu les autres adaptations pour comprendre l’univers Hellraiser.

Hellraiser: Revival // Source : Saber Interactive
Le Cube est bien de la partie. // Source : Saber Interactive

En termes de représentation graphique, Hellraiser: Revival navigue dans le malsain, le répugnant et la luxure. On rappelle à cet effet que Clive Barker s’est inspiré d’un club underground sadomasochiste nommé Cellblock 28, situé à New York. C’est un lieu où il a vu des gens se faire percer pour le plaisir, ou cracher du sang, dans une atmosphère austère, sans alcool ni drogue, comme il l’a raconté au Guardian. Toute l’imagerie de Hellraiser s’appuie sur la scène BDSM, ce que retranscrit le jeu vidéo avec de la sexualisation à outrance. En scrutant les environnements, on aperçoit des affiches intimes, des godemichets ou encore des slogans suggestifs – « Free drinks for all your kinks » (« Consos gratuites pour tous vos fétiches »).

La violence n’est pas oubliée dans Hellraiser: Revival. Elle prend la forme de combats face à une secte de fanatiques des cénobites. On se retrouve alors à tirer sur des ennemis habillés en cuir. On peut même utiliser le Cube pour attirer des éléments du décor vers soi (feu, ciseaux…) afin de les balancer aussi sec sur ces individus adeptes des pratiques SM. Ils sont en quête de souffrance physique ? On la leur sert sur un plateau. Comme dans un Resident Evil, il faudra veiller à ne pas gâcher ses munitions, qu’on pourra fabriquer soi-même. Notons aussi une gestion fine de l’inventaire, comme dans les titres de Capcom.

Hellraiser: Revival // Source : Saber Interactive
Oui, bon, c’est un jeu d’horreur ! // Source : Saber Interactive

Saber Interactive a quand même tenu à me confier que le gameplay de Hellraiser: Revival n’est pas au cœur de l’expérience. Le studio préfère se focaliser sur l’histoire, la narration, l’immersion et les personnages. Ce choix est compréhensible pour faire honneur à Hellraiser. Pour autant, les sensations, manette en main, sont loin d’être désagréables. Les développeurs misent sur un gameplay plutôt lent, qui se révèle efficace. On n’a pas eu l’occasion de croiser Pinhead lors de notre démo d’une trentaine de minutes. Dommage quand on sait que Doug Bradley reprend du service pour prêter sa voix après avoir incarné le personnage dans huit films. On a en revanche pu faire un petit tour dans le Labyrinthe, qui devrait retourner le cerveau de tous ceux qui oseront s’y aventurer. « Pas de larmes, s’il vous plaît. C’est un gâchis de bonne souffrance ! »

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