Konami a décidé de faire confiance à un studio français pour redonner de l’éclat à la saga Castlevania. Avec l’épisode Belmont’s Curse, attendu pour octobre 2026, elle retrouve sa soif de sang. Je l’ai découvert à l’occasion de la gamescom 2026.

Il paraît que Konami a décidé de refaire de Castlevania une saga qui compte — aux côtés de Silent Hill et Metal Gear Solid. Et cette ambition se matérialisera dès 2026 avec la sortie, le 15 octobre, de Castlevania: Belmont’s Curse. La firme nippone est allée taper à la porte du studio bordelais Evil Empire, lié à Motion Twin et qui a travaillé sur la pépite Dead Cells, pour nous pondre un jeu digne de l’héritage des anciens opus, et bien lui en a pris.

Castlevania: Belmont’s Curse est sans surprise présent à la gamescom 2026, organisée du 26 au 30 août à Cologne, le temps d’une version jouable qui m’a permis de découvrir le début de l’aventure. On y incarne Rose Belmont, fille de Trevor, héros de Castlevania III: Dracula’s Curse et premier homme à avoir terrassé Dracula. Aux côtés de son père, Rose est envoyée à Paris, en proie aux flammes et attaquée par de viles créatures.

Castlevania: Belmont's Curse // Source : Konami
Castlevania: Belmont’s Curse. // Source : Konami

Castlevania: Belmont’s Curse n’est pas Dead Cells avec un costume de vampire

Premier point à connaître : Castlevania: Belmont’s Curse n’est pas un épisode en 3D, mais bien un jeu en 2D mélangeant action et exploration dans la plus pure tradition du genre auquel la licence a prêté en partie son nom (metroidvania). Le titre séduit d’emblée par sa direction artistique très marquée, avec des choix forts — emphase sur le rouge, qui contamine l’écran — et le sens du détail dans les environnements (très chargés en arrière-plan). Tout juste émettra-t-on quelques doutes sur le design un peu plus grossier des personnages. Ainsi que sur la bande-son, discrète.

Castlevania: Belmont's Curse // Source : Konami
Castlevania: Belmont’s Curse. // Source : Konami

Autre point à savoir, et il est crucial : Castlevania: Belmont’s Curse n’est pas un Dead Cells redécoré avec les apparats de Castlevania. On aurait pu craindre cette orientation en voyant Evil Empire aux manettes, mais le studio n’a pas commis cette erreur. Par conséquent, Castlevania: Belmont’s Curse est beaucoup plus posé et moins nerveux que l’un des meilleurs représentants du genre roguelite de ces dernières années. Tant mieux. Il ne tombe pas non plus dans le piège de faire un peu trop penser à Blasphemous, aka Dark Souls en 2D. Dans l’approche, Castlevania: Belmont’s Curse propose des combats tout de même suffisamment exigeants, notamment face aux boss.

Castlevania: Belmont's Curse // Source : Konami
Castlevania: Belmont’s Curse. // Source : Konami

Pour se défendre face aux nombreux ennemis qui peuplent les décors, Rose Belmont pourra compter sur différentes armes — épée, poings dont la puissance augmente quand on enchaîne les frappes, fouet emblématique… Elle pourra aussi compter sur des pouvoirs magiques via des cartes de tarot héritées de sa mère défunte (qu’elle n’a pas connue), elles-mêmes liées à des adversaires redoutables qu’il faut traquer avec des indices trouvés çà et là. Le premier d’entre eux nous gratifiera d’une scie tournoyante et du fameux fouet.

Le fouet, arme importante de l’arsenal des Belmont, servira aussi dans les déplacements. Il permettra de se balancer depuis des points d’accroche dédiés, et on aura carrément l’opportunité de se servir d’un ennemi pour foncer sur lui et, donc, atteindre des endroits un peu plus reculés, qu’un simple saut ne saurait couvrir. À mesure que Rose gagnera de nouvelles compétences et de nouvelles possibilités pour se déplacer, elle pourra accéder à de plus en plus de zones, avec des pièges à éviter.

En définitive, tous les voyants sont au vert pour Castlevania: Belmont’s Curse, qui transpire l’amour et le respect pour la saga. Avec le savoir-faire d’Evil Empire, qui rendait déjà hommage à la saga avec Dead Cells (il y a même un DLC intitulé Dead Cells: Return to Castlevania), il est prêt pour ce retour triomphant, et il ne pouvait rien arriver de mieux aux Belmont.

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