Blake ne le sait pas encore, mais en s’engouffrant dans ce vaisseau écrasé sur la planète LV921, en quête d’éventuels survivants, elle court droit à sa perte. Il s’agit en effet d’un vestige du Sébastopol, qui fut un véritable théâtre d’horreur. À son bord se trouve toujours un xénomorphe, expulsé avec la capsule. Quelques minutes seulement après avoir arpenté les lieux, inquiétants, singuliers et vidés de toute âme humaine, elle se retrouve nez à nez avec la créature particulièrement agressive. Pour ne rien arranger, dehors, une montée des eaux est en train de tout inonder, précipitant alors son départ. Le stress est total.
Voilà pour le résumé du contexte de l’introduction d’Alien: Isolation 2, suite de l’un des meilleurs jeux vidéo d’horreur, qui plus est adapté de la saga culte de SF. Sega a pris son temps pour l’officialiser, et on retrouve toujours Creative Assembly aux manettes. On rappelle que le principal argument d’Alien: Isolation est de nous mettre en face d’un xénomorphe, non pas pour l’affronter avec un arsenal bien fourni, mais pour participer à une sorte de jeu du chat et de la souris. Alien: Isolation 2, que j’ai pu essayer à la gamescom 2026 organisée du 26 au 30 août à Cologne, reprend ce concept fort, terriblement en phase avec le premier film (le meilleur). En le poussant encore plus, notamment du côté de l’intelligence de l’extraterrestre.

Alien: Isolation 2 a tout de la suite rêvée
Avant même de nous plonger dans le cœur du sujet, Alien: Isolation 2 se donne quand même la peine de poser les bases. Lent dans son rythme, il prend un malin plaisir à multiplier les environnements sombres, avec une visibilité volontairement réduite. Et comptez à peine sur la lampe-torche, dont l’usage est limité par une batterie qui se vide (ouf, elle se recharge aussi). Une fois encore, il ne se destinera pas à celles et ceux qui seraient atteints de nyctophobie, ou encore de claustrophobie. Dans Alien: Isolation 2, la peur peut surgir à tout moment et on vous rappelle que personne ne vous entendra crier depuis LV921.
Cette recherche d’une aventure posée, voire contemplative, se lit aussi dans les mouvements. Par exemple, grimper n’est pas une action automatique : il faudra la valider en appuyant sur le bouton dédié. Cette pénibilité assumée vise à rendre toujours plus vulnérable un personnage confronté à une créature rapide, mobile et dangereuse. David contre Goliath, en résumé, sachant que tout contact rapproché se termine par une mort assurée.

Il faut donc ruser pour en réchapper. Mais Alien: Isolation 2 nous promet un xénomorphe encore plus intelligent et imprévisible. Les développeurs avaient pourtant confié que celui du premier opus, datant tout de même de 2014, avait dépassé leurs attentes. Là, on se retrouve avec un Alien capable de nous poursuivre jusque dans les conduits de ventilation au sol, qu’on pourrait pourtant considérer comme des endroits sécurisés. Creative Assembly m’a confié que se cacher n’était peut-être plus une solution idéale, ce qui en dit long sur l’épreuve qui nous attend.
Dans la démo, on ne pouvait pas compter sur le radar, véritable boussole qui permet de traquer l’ennemi et, par ricochet, de mieux anticiper ses déplacements pour savoir où aller. On imagine qu’il finira par rejoindre la panoplie de gadgets à disposition, histoire de faciliter — un peu — la tâche de l’héroïne. La concernée devra bien évidemment se dépatouiller de situations compliquées, notamment en récoltant de précieuses ressources çà et là. À l’arrivée, du peu qu’on en a vu, Alien: Isolation 2 s’annonce comme la suite de rêve. Un comble pour une expérience susceptible de devenir un véritable cauchemar.
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