Les succès massifs et mérités de titres comme It Takes Two et Split Fiction, tous deux développés par Hazelight Studios pour le compte d’Electronic Arts, ont logiquement donné des idées (et pas qu’aux producteurs d’Hollywood). C’est ainsi que, le 3 septembre 2026, on pourra découvrir Orbitals, en exclusivité sur Nintendo Switch 2. J’ai pu y jouer en avant-première, le temps d’une session d’une trentaine de minutes.
Orbitals reprend donc à son compte le concept fort des deux jeux précités. À savoir la mise en place d’une aventure uniquement coopérative. Il faudra être deux pour profiter du jeu, pas plus, pas moins. Bien entendu, Orbitals regorge d’initiatives pour faciliter un tel dispositif. On pourra en profiter en local ou en ligne, respectivement avec une seule cartouche (grâce au GameShare de la Switch 2) et une seule copie grâce au passe ami fourni. Dit autrement, il n’y aura pas besoin de payer deux fois, qu’importe la configuration choisie.

Esthétiquement, Orbitals est incroyable
Au-delà de son ADN emprunté à d’autres, mais qui fait du bien dans un paysage vidéoludique qui manque d’expérience du genre, Orbitals entend séduire par son esthétique léchée. Si vous êtes un tantinet réceptif à l’esthétique de Leiji Matsumoto (lire : assez vieux pour avoir été biberonné à des animés cultes comme Albator), alors vous serez conquis dès les premières secondes. Les plus jeunes, ou les moins vieux, s’en remettront au merveilleux clip One More Time du groupe Daft Punk — tiré du film d’animation Interstella 5555: The Story of the Secret Star System.
Orbitals séduit indubitablement par ce parti pris graphique, qui donne vraiment l’impression de jouer à un animé. Il doit cette qualité immense à la qualité de ses animations (la manière dont s’estompe la fumée, par exemple) et de sa modélisation. On a envie de plonger dedans pour déguster ce qui s’apparentera, pour beaucoup, à une madeleine de Proust. L’habillage est parachevé par un doublage intégral en français ou en japonais (pour les puristes), et des cinématiques dessinées à la main. On sent l’amour et le respect pour Leiji Matsumoto, et on en viendrait presque à regretter l’absence d’une version PS5, Xbox et/ou PC — des plateformes dont la puissance ferait encore plus honneur à la flamboyante direction artistique (le rendu manque d’un chouïa de finesse).

Manette en main, Orbitals est ce que l’on appelle un jeu coopératif asymétrique, signifiant que les deux participants ne devront pas réaliser les mêmes choses pour triompher. Si Maki et Omura, deux explorateurs inséparables, ont la même mission (dénicher des ressources dans l’espace pour sauver leur foyer), ils n’ont pas tout à fait le même rôle. La demi-heure de notre session a permis de constater à quel point Orbitals s’efforce de varier les situations, basées autant sur la réflexion que sur la coordination. À cet effet, Maki et Omura pourront s’équiper chacun d’un outil différent, que ce soit un pointeur laser pour diriger un mécanisme ou un grappin pour ouvrir des trappes.
Orbitals se révèle très intuitif dans son approche, sachant que les développeurs misent sur l’accessibilité pour qu’il puisse être partagé par un maximum de monde. Pour preuve, j’ai joué avec un parfait inconnu et on n’a eu aucun souci à se dépêtrer des différentes séquences partagées. Tout paraît naturel et logique, un constat qui appuie des puzzles bien conçus. On demande bien évidemment à voir sur la longueur, la force d’It Takes Two et de Split Fiction étant leur capacité à se renouveler en permanence. Mais sur les bases qu’il pose, Orbitals se montre d’une solidité encourageante. Il donne envie d’inviter son/sa meilleur-e pote à une session d’anthologie, le temps de quelques soirées.
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