Comment étendre un univers ultra-populaire après la conclusion de sa série mère ? C’est le défi majeur auquel font face Amazon Prime Video et les équipes de The Boys. Si la franchise compte bien capitaliser sur le succès de sa satire des super-héros à travers plusieurs projets dérivés, elle devra désormais le faire sans son capitaine habituel à la barre.
Dans une interview exclusive accordée au magazine Rolling Stone le 25 mai 2026, Eric Kripke a jeté un pavé dans la mare en annonçant un changement majeur dans l’organisation des futurs spin-offs : il abandonne officiellement son poste de showrunner pour les prochaines productions.
Le créateur de The Boys fait une grosse annonce
S’il abandonne la gestion quotidienne des futures productions, le créateur de The Boys ne quitte pas totalement le navire. Il s’apprête à endosser un rôle de superviseur global pour ce que l’on appelle désormais, non sans ironie, le « Vought Cinematic Universe » : « Je suis impatient d’aller explorer d’autres univers. Mais je vais rester pour superviser tout ce qui sortira dans ce Vought Cinematic Universe. Faire du contrôle qualité, être consultant. Le truc, c’est que je ne veux pas être le showrunner au jour le jour, parce que j’ai déjà réalisé mon projet de cœur ; j’ai fait The Boys. »
Eric Kripke troque donc sa casquette de réalisateur et scénariste principal pour un rôle de producteur exécutif, à la manière d’un Kevin Feige chez Marvel. Son but ? S’assurer que la violence graphique, l’humour noir et la critique sociale acerbe, l’ADN même de la franchise, restent intacts, tout en laissant de nouveaux talents s’exprimer.
L’ère de la diversité
Ce retrait opérationnel de Kripke sur les suites de The Boys n’est pas un aveu de fatigue, mais une stratégie délibérée pour éviter le piège de la formule répétitive qui touche souvent les franchises de super-héros traditionnelles. Maintenant que l’intrigue principale est close, chaque série dérivée doit impérativement posséder sa propre âme : « Chacune d’entre elles doit être idiosyncrasique, bizarre et unique en son genre, et porter la passion de quelqu’un… Même s’il y a un ADN et un ton partagés, elles doivent avoir des enjeux thématiques très différents et mettre en scène des types de personnages très différents. »
Le succès de Gen V (qui explorait les dérives universitaires des Supes) et l’annonce de projets comme The Boys: Mexico ou la série préquelle Vought Rising (centrée sur Soldier Boy et Stormfront dans les années 50) prouvent déjà cette volonté de bousculer les genres et les époques.
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