Pour débuter l’année 2026, les studios d’animation japonais n’ont pas lésiné. Frieren, Jujutsu Kaisen ou encore Oshi no Ko ont fait le bonheur des fans de japanimation toute la saison, mais ont laissé un grand vide depuis la fin de leur diffusion. Fort heureusement, le printemps est là, avec son lot de nouvelles productions prêts à occuper nos écrans. Cette année encore, les plateformes de streaming vont en accueillir un grand nombre. Mais lesquels faut-il vraiment suivre ?
Dorohedoro Saison 2 (1er avril)
Après une première saison réussie, Dorohedoro revient dans une deuxième saison qui s’annonce encore plus folle, plus sombre. Dans un univers post-apocalyptique où magie et misère se côtoient, l’animé réalisé par le studio MAPPA reprend là où on avait laissé Caiman et Nikaido, toujours en quête de réponses sur cette mystérieuse malédiction qui transforme les humains en créatures grotesques. Dans sa quête, Caiman est opposé à En, chef des mages, bien décidé à en finir avec ce fameux lézard qui massacre ses camarades.
C’est sur cette intrigue presque illogique que Dorohedoro s’appuie. Entre humour absurde, violence crue et esthétique volontairement nauséabonde, cette nouvelle saison promet d’approfondir davantage ses personnages et l’univers de l’animé, presque sous-estimé dans la communauté.
Re:ZERO Saison 4 (2 avril)
La quatrième saison de Re:ZERO s’inscrit dans la continuité directe d’un récit qui n’a jamais cessé de gagner en intensité. Après les événements éprouvants de la saison 3, l’histoire reprend avec un Subaru plus marqué que jamais par ses expériences, mais aussi déterminé à aider ceux dont l’existence même a été effacée. Pour affronter des bêtes démoniaques, Subaru peut compter sur Emilia, Béatrice, les jumelles Rem et Ram, ainsi que Julius Juukulius, autrefois salué comme un puissant chevalier, mais aujourd’hui totalement oublié.
Cette nouvelle saison adapte un arc narratif particulièrement attendu par les fans du light novel écrit par Tappei Nagatsuki. Le ton reste fidèle à l’ADN de la série : sombre, psychologique, et parfois brutal dans sa manière de confronter son protagoniste à ses propres limites.
Dr. STONE Saison 4 Partie 3 (2 avril)
En 2023, nous vous présentions Dr. STONE comme une ode à la science. Parmi les animés les plus originaux de la dernière décennie, Dr. STONE est une série parfaite pour saisir l’ampleur des millions d’années d’évolution technologique et scientifique de la civilisation humaine jusqu’à aujourd’hui.
En 2026, l’animé entre dans son épilogue avec un seul objectif. Aller sur la Lune et enfin percer le mystère de la pétrification. Mais pour y parvenir, une étape cruciale attend Senku et l’ensemble de son « royaume de la science » : la conception d’une fusée. Un dernier projet fou qui s’annonce passionnant à suivre pour remonter à la source du phénomène qui a figé l’humanité entière pendant plus de 3 000 ans dans l’œuvre. Un mystère qui, lorsqu’il sera découvert, conclura enfin un animé déjà culte qui a démarré en 2019.
The Ramparts of Ice (2 avril)
Pour les amateurs de romcom, The Ramparts of Ice est un titre à suivre cette saison. On y suit Koyuki Higawa, une lycéenne réservée et peu à l’aise en société qui a toujours préféré maintenir les autres à distance. Pour elle, la solitude est un choix, au point d’être habituée à traverser le lycée sans laisser quiconque franchir la barrière qu’elle a soigneusement érigée. Mais comme dans tout bon animé scolaire, c’est l’arrivée de nouveaux camarades qui vont bouleverser son quotidien.
Cependant, The Ramparts of Ice est aussi particulièrement intéressant dans sa manière d’aborder certains thèmes. Quand beaucoup de romcom scolaires effleurent la surface, The Ramparts of Ice creuse sérieusement la question de l’isolement et des relations sociales. Koyuki n’est pas simplement « timide » : elle érige de véritables barrières émotionnelles, et elles ne sont pas là sans raison. C’est le genre d’animé léger mais capable de porter une réflexion sur des sujets de société autant présents au Japon qu’en France. The Ramparts of Ice pourrait bien être la romcom la plus sincère mais aussi la plus marquante de la saison.
Daemons of the Shadow Realm (4 avril)
Si vous connaissez et appréciez Fullmetal Alchemist, Daemons of the Shadow Realm vous parlera sûrement. Ces deux œuvres partagent en effet la même autrice : Hiromu Arakawa. Mais s’arrêter à l’un des plus grands noms de l’industrie du manga ne justifie pas pleinement de s’intéresser à un animé. Daemons of the Shadow Realm suit Yuru et Asa, des jumeaux qui vivent séparés par un destin qu’ils ne contrôlent pas. Le premier parcourt la forêt pour nourrir les siens, tandis que la seconde est recluse depuis sa naissance pour un rituel divin dont nul ne saisit vraiment le sens. Mais lorsque d’étranges créatures de métal, surnommées « Dragons », attaquent leur village avec des armes venues d’un autre monde, leur quotidien vole en éclats.
À la suite de ces événements, Yuru découvre le cadavre de sa sœur et se retrouve face à une inconnue affirmant être la véritable Asa. Quand tout semble perdu, il est sauvé in extremis par un homme mystérieux qui l’éveille à un pouvoir insoupçonné dont l’existence pourrait bien expliquer les mystères qui entourent leur naissance et leur rôle dans un conflit bien plus vaste. Mais au-delà de cette intrigue prometteuse, la patte d’Arakawa et l’adaptation par le studio Bones garantissent un animé solide, ambitieux et difficile à louper ce printemps.
Akane-banashi (4 avril)
C’est peut-être l’animé le plus difficile à appréhender de cette saison. Sur le thème du rakugo, une forme de théâtre comique japonais, Akane-banashi suit le parcours d’Akane Osaki, qui souhaite devenir rakugoka pour laver l’honneur de son père, ancien virtuose du rakugo banni par l’inflexible Issho Arakawa, figure incontestée et respectée de la discipline. Dans un univers où tout repose sur la voix, la présence et le talent pur, la jeune fille se confronte à une discipline impitoyable, dominée par des maîtres aussi exigeants que légendaires. Mais ce but artistique cache également une véritable histoire de revanche, de transmission et de dépassement de soi.
Et ça tombe bien, puisque Akane, l’un des personnages les plus hauts en couleur de cette saison, porte une histoire brillante par son écriture fine et son intensité émotionnelle. Une approche qui a déjà valu au manga un accueil très positif au Japon et qui assure un animé original et assez différent de ce que nous avons l’habitude de voir.
One Piece – Erbaf (5 avril)
Après la saison 2 du live action, One Piece revient dans sa version animée pour adapter le dernier arc en date du manga : Erbaf. Un arc attendu depuis des années par l’ensemble des fans mais aussi par nos protagonistes, qui rêvent de s’y rendre depuis Little Garden, île que l’équipage du Chapeau de paille avait découverte en 2001 dans l’animé. 25 ans plus tard, nous pouvons enfin découvrir la terre des Géants, sa culture guerrière, ses paysages majestueux et surtout son histoire millénaire qui pourrait bien rapprocher Luffy et ses compagnons du One Piece.
Dans le manga, l’arc est plutôt bien avancé. Et sans trop rentrer dans les spoilers, l’introduction de nouveaux personnages déjà iconiques et les enjeux autour d’Erbaf justifient à eux seuls de suivre cette nouvelle saison disponible en simulcast.
L’Atelier des Sorciers (6 avril)
Dans le même genre que Frieren, L’Atelier des Sorciers a le potentiel pour s’imposer parmi les meilleurs animés de fantaisie des dernières années. Adapté du manga très acclamé de Kamome Shirahama, ce nouvel animé ne se contente pas de raconter une simple histoire de sorciers. Ici, pas de pouvoirs innés, mais un art précis, presque scientifique. On suit Coco, une jeune fille fascinée par la magie dans un monde où seuls certains élus peuvent y accéder. Lorsqu’elle croise un jour la route de Kieffrey, un sorcier itinérant de passage dans son village, elle est convaincue d’avoir enfin trouvé une piste pour découvrir les secrets de la magie. Mais son audace provoque la mise en danger de ses proches avant d’être sauvée in extremis par Kieffrey.
En décidant de la prendre comme disciple, il présente Coco à un monde nouveau dont elle ne soupçonnait pas l’existence. Un monde où la magie est présentée comme une véritable science, qui demande d’être bien comprise pour être utilisée. Qui dit animé de fantaisie dit également de sublimes images. Pour cela, on peut compter sur le studio Bug Films, qui a pris le temps de peaufiner l’adaptation — quitte à repousser la sortie — pour rendre justice aux dessins somptueux du manga.
Marriage Toxin (7 avril)
Parmi les nouveautés de ce printemps, Marriage Toxin est l’un des animés les plus intrigants. Adapté par le studio Bones, cet animé s’articule autour d’Hikaru Gero, héritier d’une longue lignée d’assassins spécialisés dans les poisons. Mais ici, on ne suit pas vraiment Hikaru dans des affrontements mais plutôt dans sa recherche de l’âme sœur pour sa petite sœur, sous la menace d’un mariage arrangé. Une mission d’envergure pour cet assassin qui juge son travail incompatible avec l’amour et qui est de toute façon bien maladroit avec la gent féminine.
Avec un tel cocktail, on pourrait penser que Marriage Toxin se réduirait à une comédie. Mais l’animé pourrait se démarquer par un mélange savant entre humour, action et romance bien amené, qui promet de ravir les passionnés de combats comme les passionnés de « slice of life ».
My Hero Academia : Épisode Spécial « More » (2 mai)
Il y a quelques mois, My Hero Academia s’achevait après huit saisons. Pour combler le vide, le studio Bones revient avec un ultime épisode supplémentaire, qui adaptera la postface du manga. Quelques années après la victoire des héros face à Shigaraki Tomura et All For One, les apprentis héros d’autrefois sont devenus les héros d’aujourd’hui, chacun avançant désormais avec ses propres projets et ambitions.
C’est d’ailleurs pour célébrer la promotion de Shoto au haut classement des héros que les anciens de la classe 1-A se réunissent pour prendre la mesure du chemin qu’ils ont fait depuis la fin de leurs études. L’occasion de découvrir ce que Deku et ses camarades sont devenus dans cet épisode, qui devrait être, sauf nouvelle annonce, le dernier d’un animé qui aura indéniablement marqué une génération.

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