C’est quoi, le jeu de cartes Gwent ?
Le Gwent, ce jeu dans le jeu de The Witcher 3. Des cartes à collectionner aux quatre coins du monde, des parties endiablées contre des adversaires croisés dans des auberges, des châteaux ou des cabanes isolées au cœur de la forêt. Si, comme moi, vous aviez totalement délaissé la quête principale pour vous consacrer exclusivement à ce mini-jeu de cartes, alors vous comprendrez mon excitation en ouvrant la boîte de sa version physique.
Vous connaissez déjà le Gwent en version numérique ? Vous ne serez pas déçu. Vous ne le connaissez pas encore ? Vous allez adorer !
Gwent est un jeu de CD Projekt, Rafał Jaki et Damien Monnier, édité par No Loading Games et illustré par CD Projekt.
🎲 Pour combien de joueurs ? 1 à 5
🧑🧑🧒🧒 À partir de quel âge ? Dès 14 ans.
⏳ Durée des parties ? Environ 20 minutes.
Comment joue-t-on au Gwent ?
Cette version physique de Gwent reprend fidèlement le principe et les cartes du mini-jeu intégré à The Witcher 3. Et comme ce dernier, l’ensemble est vraiment simple à prendre en main grâce à des règles faciles d’accès.
Avant de commencer, chaque joueur choisit l’une des cinq factions issues de l’univers du jeu. Chacune possède son identité, ses cartes spécifiques, ses synergies et sa manière bien à elle d’aborder la partie. Une faction est composée d’environ 80 cartes, mais on n’en utilise qu’une trentaine par partie. Pour faciliter l’apprentissage, des decks préconstruits sont fournis. Ils comprennent un chef (offrant soit un pouvoir permanent, soit une capacité utilisable une seule fois par partie), principalement des unités et des héros, ainsi que quelques cartes spéciales.

On mélange ensuite son deck et on en pioche seulement dix cartes. Toute la partie se joue uniquement avec cette main. À de rares exceptions, pas de pioche supplémentaire : chaque carte compte, et chaque décision pèse.
À son tour, un joueur a trois options : poser une carte, activer la capacité de son chef ou passer. Passer est un choix définitif pour la manche en cours.
Les unités et les héros ne se résument pas à une simple valeur de force. Ils doivent être placés sur l’une des trois lignes de combat (mêlée, distance ou siège) et la plupart disposent d’effets qui s’activent dès leur entrée en jeu. Les cartes spéciales, quant à elles, permettent de perturber la stratégie adverse ou de renforcer ses propres troupes.

Lorsque les deux joueurs ont passé, on compare les forces de chaque camp, et le total le plus élevé gagne la manche. Deux manches remportées, et la partie est à nous.
Le jeu propose plusieurs modes : en équipe, en chacun pour soi de trois à cinq joueurs, voire en solo. Mais le face-à-face classique reste de loin le plus tendu, le plus stratégique… et le plus savoureux.
Pourquoi jouer au Gwent ?
Vous l’aurez compris, nous sommes face à une adaptation parfaitement fidèle au mini-jeu originel de Gwent. Et il n’y a pas de surprise : si vous n’aviez pas accroché à l’époque, avoir de vraies cartes en main ne suffira probablement pas à vous faire changer d’avis. En revanche, pour ceux qui étaient déjà conquis, quel bonheur de pouvoir enchaîner les parties autour d’une table et défier ses amis en direct !
Tout le sel du Gwent repose sur la gestion des dix cartes piochées en début de partie. Quand les jouer ? Quand passer son tour ? Dépenser trop de cartes d’entrée de jeu peut coûter très cher pour la suite. L’idéal est de remporter une manche avec l’écart le plus serré possible : inutile d’écraser son adversaire si cela vous prive des ressources nécessaires pour la suivante. Dans cette optique, les rares cartes permettant d’en piocher d’autres deviennent particulièrement précieuses. Il est parfois plus judicieux d’abandonner une manche pour mieux rebondir ensuite. La gestion du statut de premier joueur et le bluff participent également pleinement à la tension permanente qui caractérise le jeu.
Côté matériel, difficile de trouver de vrais défauts. Les illustrations sont directement reprises du jeu vidéo, et l’éditeur a eu l’excellente idée d’opter pour un format de cartes standard, tout en prévoyant suffisamment d’espace dans la boîte pour les ranger avec des pochettes de protection. Seul petit bémol : le plateau de jeu est en papier glacé plutôt qu’en carton rigide, ce qui laisse apparaître des pliures peu élégantes. Cela dit, il sert essentiellement à matérialiser les trois lignes de combat et, après quelques parties, on peut très bien s’en passer.
Les cartes font un usage intensif d’icônes pour symboliser leurs pouvoirs, les mêmes que dans la version numérique. Lors des premières parties, il est nécessaire de consulter régulièrement l’aide de jeu pour s’y retrouver. Mais plus tard, ces symboles deviennent naturels et les tours nettement plus fluides.
Le seul véritable regret concerne le décompte des points, puisqu’il faut additionner manuellement les forces après chaque tour et ajuster les marqueurs sur la piste de score, là où tout était instantané et automatisé dans le jeu vidéo.
Extrêmement fidèle à son grand frère numérique, cette version physique du Gwent en reprend toutes les qualités : des parties rapides, tendues, stratégiques. À peine terminée, une seule envie s’impose : en relancer une autre. On perd certes le confort de l’automatisation, mais on gagne le plaisir incomparable d’un affrontement en face-à-face.
Vous aimerez le Gwent si vous aimez…
- Le mini-jeu dans The Witcher 3
- Les jeux de deckbuilding
- Les jeux de bluff et de tempo
En bref
On a aimé
- Une adaptation extrêmement fidèle
- Se contenter de dix cartes pour jouer toutes les manches
- Des règles simples, mais des parties profondes et tendues
- Un jeu complet, pas besoin d’acheter d’extension
On a moins aimé
- Le manque d’automatisme par rapport au jeu vidéo
- Le plateau de jeu plein de pliures
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