Le gouvernement a mis en place une plateforme spéciale sous forme de « hotline » de signalement de violences sexuelles ou sexistes. Il permet aux femmes d'entrer en contact immédiatement via un chat écrit.

Le gouvernement a mis en place une nouvelle plateforme pour signaler des faits de violences sexuelles ou sexistes, ce 26 novembre 2018. Elle est accessible via l’URL  www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr ou directement depuis le site service-public.fr.

Ce portail, ouvert 24h/24 sur 7j/7, permet à n’importe qui d’entrer en contact avec « un policier ou un gendarme spécifiquement formé à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes », explique le site du ministère de la Santé. Ils seraient pour l’instant 36 à se relayer pour écouter les potentielles victimes, ou les témoins.

Capture d’écran de l’interface de Service Public // Source : Service Public

Comment le portail fonctionne-t-il ?

Lorsque l’on s’y connecte, la plateforme demande uniquement un code postal —  mais rien ne vous oblige à donner le vrai  — et vous connecte directement à un chat en direct. Un bouton rouge surplombe la fenêtre de discussion : « Quitter en urgence et effacer la conversation ».

Le site ajoute aussi une précision importante : la conversation ne sera aucunement archivée. Cela peut être très utile à savoir, notamment pour les femmes qui craignent que leur partenaire espionne ce qu’elles font en ligne. Du côté de l’historique de votre navigation, seule l’adresse lambda service-public.fr apparaîtra : personne ne pourra retourner sur la page en question pour voir si quelle plateforme vous étiez.

Attention toutefois si vous passez par l’article « Signalement des violences sexuelles et sexistes » qui restera, lui, dans votre historique, si vous ne l’effacez pas manuellement.

Une fois la discussion entamée, l’officier ou officière de l’autre côté pourra la guider dans ses recherches, ou proposer à la personne de se rendre dans un commissariat pour porter plainte.

En septembre dernier, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérard Collomb, se félicitait d’avoir « formé spécifiquement [les] forces au recueil des plaintes, installé des espaces dédiés animés par 74 psychologues et 261 intervenants sociaux » concernant l’accueil des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.

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