Deux hommes et une femme ont été mis en examen en Grèce, pour avoir dirigé un site qui permettait aux membres de télécharger des contenus piratés.

Malgré un taux de chômage qui a dépassé la barre des 20 %, malgré un SMIC amputé à seulement 586 euros par mois, malgré une crise de l’endettement publique qui menace chaque jour de mettre le pays à feu et à sang, la Grèce ne met pas la lutte contre le piratage entre parenthèses.

Selon Associated Press, les autorités grecques ont procédé à la mise en examen de trois personnes suspectées d’avoir animé un site internet qui permettait aux membres de télécharger des films, de la musique et des jeux vidéo.

Le communiqué de la police cité par l’agence de presse affirme que le site aurait causé 65 millions d’euros de manque à gagner pour l’industrie culturelle, et que les membres devaient payer un abonnement mensuel dont la somme n’est pas communiquée. Les autorités ajoutent que le site aurait rapporté « des sommes très substantielles » en revenus publicitaires et en commissionnements pour des sites de paris en ligne.

L’histoire a cependant appris qu’en matière de lutte contre le piratage, il faut prendre les communiqués officiels avec beaucoup de prudence… Or la courte dépêche d’AP ne permet pas de vérifier les détails, et nous n’avons pas retrouvé ledit communiqué officiel.

Une femme aurait été arrêtée lundi à Thessalonique, tandis que deux hommes seraient encore recherchés par la police.

Il n’est cependant pas certain que même en cas de succès des opérations anti-piratage en Grèce, les grecs trouvent de quoi acheter ici un album MP3, là un film en VOD. C’est tout le problème en France : si l’Hadopi affirme qu’elle réussit à faire baisser le piratage, elle a encore bien du mal à prouver qu’elle fait grimper les ventes.

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