Facebook a pour projet de bien ancrer dans la tête de tout le monde que WhatsApp et Instagram lui appartiennent. Pour cela, le nom des deux applications va prochainement évoluer.

Instagram, WhatsApp et les autres grands services appartenant à Facebook devraient bientôt changer de nom. Plus exactement, leur identité actuelle sera prochainement complétée d’une mention qui indiquera sans aucune ambiguïté possible l’appartenance de ces plateformes au réseau social américain. C’est ce qu’indique le site The Information dans son édition du 2 août.

D’après trois sources consultées par le média américain, il s’agit d’ajouter la mention « from Facebook » après chaque nom. Cela donnerait par exemple « Instagram from Facebook » et « WhatsApp from Facebook ». Il est précisé que les employés de chacune de ces applications sont d’ores et déjà prévenus, ce qui indique que ce renommage n’est pas une idée en l’air : il est en bonne voie.

Mark Zuckerberg pendant la F8 de 2018. // Source : Wikimedia/CC/Anthony Quintano (photo recadrée)

De prime abord, cette décision ne semble pas très heureuse : cela alourdit l’identité visuelle de WhatsApp et Instagram avec une marque, Facebook, qui ne cesse d’être mêlée à des polémiques et des affaires qui égratignent son blason. Dernier exemple en date, l’amende de 5 milliards de dollars prononcée par une autorité de régulation américaine pour punir le réseau social de ses dérives passées en matière de vie privée.

Resserrer les liens face au risque du démantèlement

Mais cette affirmation du contrôle qu’a Facebook sur Instagram et WhatsApp sert un autre objectif. Il s’agit de toute évidence de bien ancrer dans la tête de chacune et chacun que ces applications lui appartiennent bien et qu’il y aurait un préjudice si l’on s’orientait vers la nécessité de démanteler Facebook. Instagram a été acheté par Facebook pour un milliard de dollars et WhatsApp pour 19 milliards en 2014.

Elizabeth Warren
Elizabeth Warren, candidate démocrate décidée à démanteler la Big Tech. // Source : Chuck Kennedy

Le site communautaire pose en effet de vrais défis en matière de régulation. Le 1er août, le Wall Street Journal indiquait que les autorités américaines enquêtent sur la stratégie d’acquisition de Facebook. Elles se demandent si certains achats de startups avaient en réalité pour objectif de tuer dans l’œuf tout rival pouvant devenir une menace existentielle.

Outre-Atlantique, des voix de plus en plus audibles se font entendre sur la taille des géants du net. La campagne électorale du camp démocrate pour les élections présidentielles de 2020 a ainsi permis à la candidate Elizabeth Warren de jouer la carte du démantèlement de Google, Amazon et Facebook. Elle propose, pour Facebook, de lui retirer le contrôle de WhatsApp et Instagram justement.

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