Les clients de trois banques américaines ne peuvent désormais plus utiliser leurs cartes de crédit pour acheter des cryptomonnaies. JPMorgan Chase & Co., la Bank of America et Citigroup veulent éviter les risques associés aux monnaies virtuelles.

JPMorgan Chase & Co., la Bank of America et Citigroup empêcheront désormais leurs clients détenteurs d’une carte de crédit de réaliser des achats de cryptomonnaies. Les unes après les autres, les trois banques américaines ont fait part de leur décision au début du mois de février 2018.

Pour rappel, aux États-Unis, l’équivalent d’une carte de crédit française, nom populaire un brin trompeur puisqu’il désigne souvent une carte à débit immédiat, est appelé carte de débit : il s’agit de la carte rattachée au compte utilisé pour faire des retraits, des achats en ligne ou chez les commerçants.

L’interdiction concerne les cartes de crédit (et non de débit)

La carte de crédit américaine, elle, sert à consommer à crédit : rattachée à un compte qui lui est propre, elle sert à payer à hauteur de la limite de crédit octroyé par une banque. L’annonce des trois banques américaines concerne donc ce type de cartes.

Le 3 février, la porte-parole de JPMorgan Chase & Co., Mary Jane Rogers, a expliqué que la banque promulguait cette interdiction afin d’éviter d’associer les risques liés au crédit avec ceux des transactions en cryptomonnaies.

Des risques de vol ou de blanchiment

La Bank of America a également décidé d’appliquer cette limitation aux cartes de crédit personnelles et professionnelles. Quant à Citigroup, la banque a indiqué le 2 février qu’elle continuerait « à revoir sa politique en fonction de l’évolution de ce marché », selon les mots de la porte-parole Jennifer Bombardier.

Les trois banques veulent ainsi s’éviter le risque de voir leurs clients se trouver dans l’incapacité de rembourser leurs crédits, en raison de l’incertitude et de la volatilité qui caractérisent de nombreuses cryptomonnaies. Elles anticipent également les risques liés au vol des cartes ou à des tentatives de blanchiment d’argent.

Dans ce dernier cas, l’argent serait plus difficile à tracer une fois converti dans une devise numérique. C’est d’ailleurs pour cette raison que les braqueurs de Coincheck pourraient arriver à conserver les fonds volés sur la plateforme le 6 janvier dernier.

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