Au Royaume-Uni, un centre de réhabilitation a accueilli pour la première fois des adolescents coupables de cybercriminalité. Pendant un week-end, ils ont été invités à découvrir les métiers de la sécurité informatique.

Bien que certains hackers britanniques puissent se révéler plutôt sympathiques, le Royaume-Uni n’a pas l’intention de prendre à la légère la problématique de la cybercriminalité, notamment lorsqu’elle concerne des adolescents. Le pays vient de déployer un dispositif inédit en ce mois de juillet 2017 : un centre de réadaptation destiné aux jeunes surpris en train de pirater ou de mener des cyberattaques.

Organisé par la National Crime Agency (NCA) dans la ville anglaise de Bristol, ce centre de réhabilitation a accueilli pour la première fois de jeunes cybercriminels. L’objectif annoncé d’un tel séjour est de nature pédagogique.

La NCA souhaite apprendre à ces adolescents comment utiliser leurs compétences informatiques de manière responsable, tout en les informant sur les métiers qu’il est possible d’exercer dans le domaine de la sécurité informatique.

Les participants avaient tous commis une infraction

Les participants choisis pour participer à ce premier week-end de réhabilitation étaient tous connus des services de police, précise la BBC. Par ailleurs, ils avaient déjà été arrêtés par les autorités en raison d’une ou de plusieurs infractions commises en ligne.

L’un des participants avait par exemple hacké le réseau de son école : en enquêtant sur l’attaque, les policiers sont arrivés jusqu’à l’adolescent qui a été suspendu deux ans de son établissement. Parmi les autres sanctions, il devait passer un week-end dans ce centre de réhabilitation.

L’un des participants avait piraté le réseau de son école

Plusieurs participants de cette expérience inaugurale semblent avoir été réceptifs au message pédagogique. « Maintenant, je sais que la cybersécurité existe et cela a l’air d’être quelque chose que je pourrais vraiment, vraiment, avoir envie d’approfondir. C’est la même frénésie, la même excitation, c’est aussi divertissant, mais c’est un travail légal et payé  », a par exemple noté l’un des adolescents.

Si les premières sessions se déroulent comme prévu, la NCA envisage de déployer plusieurs centres de réhabilitation similaires sur le reste du territoire.

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