Facebook serait confronté à un problème de taille puisque les utilisateurs du réseau social publieraient de moins en moins de contenus personnalisés.

Il fut un temps où Facebook était le réseau social sur lequel il faisait bon raconter et partager n’importe quel moment de sa journée, si bien que le réseau social subissait les moqueries. Il était le journal de la vanité et de la futilité de chacun. Cette époque serait toutefois bel et bien révolue, au plus grand dam de Mark Zuckerberg. Facebook serait-il entrain de muter ?

Selon The Information, le réseau social le plus utilisé au monde subirait une baisse de près de 21 % de publications personnalisées au fur et à mesure des années. Mais qu’est-ce qui peut bien expliquer cette baisse de ces publications qui font l’identité de Facebook ?

Facebook et le manque d’initimité

Facebook vieillit et a déjà fêté ses 12 ans, et tout naturellement ses utilisateurs vieillissent avec leur réseau social. Au fil des ans, ces derniers seraient de moins en moins enclins à partager les détails et autres événements qui pimentent – ou non – leur vie.

Pendant des années, Facebook a encouragé ses utilisateurs à inviter le plus d’amis possible dans leur cercle au détriment d’un environnement privé et restreint. Certaines personnes se retrouvent alors avec des comptes surpeuplés d’amis ou de connaissances, pouvant atteindre plus de 1000 personnes. Facebook devient alors de moins en moins intime, ce qui expliquerait selon Bloomberg le déclin des publications personnalisées.

L’intimité se trouverait désormais ailleurs, en particulier sur des réseaux sociaux comme Snapchat, là où il est facile de partager n’importe quel moment de sa vie grâce à une courte vidéo ou simplement une photo, avec un cercle d’abonnés plus ou moins restreint. Zuckerberg avait d’ailleurs posé sur la table 3 milliards de dollars sur la table pour se payer Snapchat, en vain.

Facebook entre algorithme et mutation

Mais le problème auquel est confronté Facebook proviendrait également de son algorithme.

Le réseau social a fait depuis de nombreuses années le choix d’un algorithme qui prétend n’afficher que les contenus intéressants. Tous les contenus postés par ses amis ne sont donc plus forcément visibles à cause du tri effectué par l’algorithme. À cause de lui, seules les publications pouvant récolter le plus de « likes » possibles seront alors vus par les internautes. Tant pis pour les statuts « J’ai mangé une pomme ». Et s’ils ne sont pas lus, à quoi bon les écrire ?

Cet algorithme a traumatisé les réseaux sociaux et leurs communautés, puisqu’à chaque annonce de la mise en place d’un nouvel algorithme sur Instagram ou Twitter, les communautés se révoltent et dénoncent « l’algorithme à la Facebook ». Néanmoins, il n’a jamais empêché Facebook de continuer à croître, aussi bien en terme de nombre d’utilisateurs que de chiffre d’affaires.

Par ailleurs le réseau social a plus d’une corde à son arc et ne va pas s’avouer vaincu puisque le point fort de l’entreprise est désormais sa messagerie en ligne Messenger qui compterait déjà plus de 900 millions d’utilisateurs mensuel. En plus de sa propre messagerie, Facebook est aussi l’heureux propriétaire de WhatsApp depuis maintenant deux ans. De quoi assurer des relais de croissance.

Enfin Facebook a compris qu’une partie du partage de la vie personnelle des individus ne se faisait plus à l’écrit, mais en vidéo, et en direct. La firme mise donc gros sur son Facebook Live, lancé depuis janvier dernier. Celui-ci a pour but de concurrencer Periscope et Twitter, sur l’instantanéité. On ne racontera plus qu’on a mangé une pomme. On mangera sa pomme devant ses amis.

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