Pour faciliter l'organisation des secours et éviter la saturation des réseaux mobiles, le gouvernement belge demande de ne pas appeler vers des numéros de mobile à Bruxelles, et de préférer les applications de messagerie.

À la suite des attentats de Bruxelles ce lundi 22 mars, le ministre belge des télécommunications, Alexander De Croo, a demandé à la population de ne pas utiliser la téléphonie mobile pour contacter les proches qui pourraient être concernés par les explosions à l’aéroport de Zaventem et à la station de métro Maelbeek, près du Parlement européen.

« IMPORTANT : Les réseaux mobiles de Bruxelles sont saturés. S’il vous plait, contactez [vos proches] à travers des messageries à données : Facebook, WhatsApp, Twitter. Évitez les appels », a-t-il tweeté.

Le gouvernement belge est très certainement soucieux de laisser le réseau de téléphonie mobile disponible pour les urgences et l’organisation des secours. Techniquement, les services voix et données n’utilisent pas les mêmes ressources du spectre hertzien (ou pas toujours selon les technologies employées, ou la configuration du QoS) , et les opérateurs peuvent donc continuer à véhiculer les SMS et les appels lorsque seuls les services « data » sont saturés.

Par ailleurs lorsqu’elles sont utilisées au bureau ou à la maison, les applications de VoIP utilisent souvent des connexions en Wi-Fi qui passent par des accès à internet fixe, ce qui libère d’autant la bande passante disponible pour les mobiles.

L’opérateur Telenet a par ailleurs décidé de libérer l’accès à ses hotspots Wi-Fi :

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