Deux semaines après les critiques de l'UFC-Que Choisir sur certains aspects du fonctionnement de l'application de rencontre Happn, celle-ci réagit pour donner une réponse à chacun des points litigieux soulevés par l'association de défense des consommateurs.

Les critiques adressées par l’UFC-Que Choisir, qui a annoncé au début du mois de février avoir saisi la CNIL, appelaient une réponse de Happn. C’est désormais chose faite. Deux semaines après l’intervention de l’association de défense des consommateurs, le service français de rencontre s’est décidé à réagir en reprenant chacun des points litigieux pour y apporter sa version des faits.

Transfert transatlantique

Dans un mail adressé à Numerama, Happn confirme ainsi que son application mobile utilise bien les outils d’analyse de données fournis par la société américaine UpSight. Il s’agit, selon l’entreprise française, de « mieux comprendre l’usage que nos utilisateurs font de Happn ». Mais ce procédé exige effectivement de transférer des données de l’autre côté de l’Atlantique, au regard de la nationalité d’UpSight.

Mais, précise Happn, la vie privée des membres n’est aucunement en péril. « Les données que nous analysons avec les outils d’UpSight sont anonymisées et traitées par des serveurs américains ».

Les données sont anonymisées avant d’être envoyées outre-Atlantique pour analyse.

Mais, assure Happn, la vie privée des membres n’est aucunement en péril. « Les données que nous analysons avec les outils d’UpSight sont anonymisées et traitées par des serveurs américains », relève-t-elle. Et de préciser dans la foulée que les « données sont anonymisées ici à Paris » avant d’être envoyées aux États-Unis. « L’utilisation faite par Upsight de ces données ne permet pas d’identifier nos utilisateurs ».

Elle ajoute au passage que ce « transfert hors Union européenne n’est pas soumis à une autorisation de la CNIL lorsque celui-ci présente des garanties permettant d’assurer un niveau de protection adéquat ». Pour Happn, « la question ne se pose donc pas » puisque aucune information à caractère personnelle n’est en jeu.

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L’application Happn

Quant à savoir si l’invalidation du régime du Safe Harbor par la Cour de justice de l’Union européenne, qui avait été accordé aux États-Unis par la Commission européenne en 2000, a provoqué l’arrêt des envois de données vers les USA, la réponse d’Happn est claire : non.

« Happn travaille toujours avec UpSight ». La seule chose qui a changé, c’est l’ajout de « nouvelles clauses » auxquelles UpSight doit se soumettre. Lesquelles ? La société ne le dit pas.

Une histoire de Cookies

Concernant la question du cookie qui communiquerait toujours avec Happn, même après la suppression de l’application, la société se veut également rassurante. Il n’est aucunement question de transmettre discrètement des informations sur les utilisateurs du service, mais simplement d’éviter la création de doublons dans sa base de données. Ce témoin de connexion ne fait rien d’autre.

« Ce fichier, qui est un fichier passif, permet d’éviter les doublons dans notre base d’utilisateurs à la réinstallation de notre application. Ce fichier est dans l’impossibilité totale et absolue de communiquer quelque information que ce soit à quelque tiers que ce soit, y compris à nous-même excepté lors de la réinstallation de l’application », explique Happn.

La raison ? « Nous avons constaté que beaucoup de nos utilisateurs installent, suppriment, puis réinstallent notre application mobile », relève la société. Les allégations affirmant que le cookie communique d’autres informations « sont totalement fausses ». Et pour enfoncer le clou, Happn fait remarquer «  qu’à ce jour, la CNIL n’est pas entrée en contact avec nous, elle ne soupçonne donc pas ».

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