Le fondateur de Facebook a pris le temps de répondre aux craintes des médias et des internautes qui ont commenté le lancement de la Chan Zuckerberg Initiative.

On ne pourra pas l’accuser d’éviter le débat. Mark Zuckerberg a repris la plume sur Facebook moins d’une semaine après l’annonce de l’ouverture de la Chan Zuckerberg Initiative, une entreprise qu’il financera avec son épouse, toute entière dédiée à construire un monde meilleur. Nous expliquions il y a peu quelles étaient les différences entre une fondation dans le système fiscal américain et une LLC et pourquoi ce dernier statut était plus complexe qu’il n’y paraissait. Zuckerberg a souhaité apporter lui-même de nouvelles précisions.

Concernant le choix d’une entreprise plutôt que d’une fondation pour son initiative, il confirme ce que les statuts américains laissaient entendre :  « Une LLC nous permet de financer des associations à but non lucratif, investir dans des entreprises privées et participer aux débats politiquesen gardant à l’esprit que le but global de tout cela est d’avoir un impact positif sur les domaines qui en ont le plus besoin  ». Une fondation n’a pas la possibilité de faire tout cela ou doit passer par des formalités administratives très lourdes pour un résultat incertain. Il a également confirmé que tous les profits seront réinvestis pour faire avancer les missions de la CZI.

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Au sujet des impôts, puisque beaucoup l’ont accusé de mettre l’argent de ses parts hors de Facebook pour le défiscaliser, il confirme que le régime choisi n’ouvre pas son entreprise à une quelconque réduction. «  Nous aurions pu recevoir une réduction d’impôts immédiate si nous avions créé une fondation plutôt qu’une LLC. Et comme tout le monde, nous paierons des impôts sur les ventes des parts (capital gain taxes) quand des parts de la LLC seront vendues par la LLC », affirme-t-il. Ce qu’il cherche avant tout, c’est la flexibilité : être capable d’agir où il l’entend et comme il l’entend dans les domaines de l’éducation, de la santé des sciences en général ou de l’accès à Internet.

Quel programme pour la suite ? Zuckerberg n’en parle pas encore mais une page Facebook a été ouverte pour communiquer sur les prochaines actions de la CZI.

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