La justice américaine a émis une ordonnance restrictive temporaire contre le créateur du logiciel Aurous. En attendant un jugement sur le fond, il doit cesser de promouvoir et développer son programme.

La situation se corse pour le créateur du logiciel Aurous, qui est décrit comme le « Popcorn Time de la musique » . Déjà visé par une plainte collective regroupant cinq grands labels américains, Andrew Sampson — c’est son nom — doit maintenant composer avec une ordonnance restrictive temporaire qui lui interdit, en attendant un jugement sur le fond, de poursuivre ses activités avec Aurous ou d’en faire la promotion.

Dans le jugement rendu dans la journée de jeudi, dont les principaux extraits ont été rapportés par Torrentfreak, on apprend qu’Andrew Sampson et toute personne associée au projet Aurous ont désormais l’interdiction « de porter atteinte, de provoquer, de permettre, de faciliter, d’encourager, de promouvoir, d’induire ou de participer à la violation d’un quelconque droit d’auteur des demandeurs ».

Il est ajouté que les membres d’Aurous n’ont pas non plus l’autorisation de céder les noms de domaine liés au projet qui sont en leur possession. Ils doivent également s’abstenir de donner accès au logiciel sur les espaces qu’ils contrôlent (site web, réseaux sociaux), sous aucune forme que ce soit. Une décision que le créateur du programme a visiblement décidé de suivre, en témoigne le message publié sur Twitter :

Dans le cadre de la loi américaine, Andrew Sampson s’expose à une amende d’un montant maximal de 150 000 dollars par infraction constatée, si la justice constate sa culpabilité. Ce plafond est rarement atteint, mais la note finale peut s’avérer quand même très salée. On se souvient par exemple des montants astronomiques qui avaient été réclamés à des Américains pour avoir partagé illégalement des chansons sur les réseaux P2P.

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