L'entreprise privée Moon Express prévoit de ramener de la roche lunaire sur Terre d'ici 2020. Autant pour permettre son étude scientifique que pour la revendre aux personnes intéressées, qui devront toutefois disposer de sacrés fonds pour se l'offrir.

La Lune pourrait bientôt prendre une valeur commerciale particulière, à l’heure où l’espace est devenu un business comme les autres.

Comme le rapporte Ars Technica, Moon Express, l’une des entreprises participant au concours Google Lunar X — pour lequel elle est encore en lice –, entend en effet désormais ramener des kilos de roche lunaire sur Terre à l’horizon 2020.

« Nous avons clairement l’intention de rendre ces échantillons disponibles au niveau international pour la recherche scientifique comme pour les collectionneurs » explique ainsi le co-fondateur de l’entreprise créée en 2010, Bob Richards.

Moon Express Lune
Moon Express

Les MX à l’assaut de la Lune

L’objectif poursuivi dans le cadre de la compétition Google Lunar X — faire parcourir à son engin spatial 500 mètres sur la Lune tout en retransmettant ce parcours en vidéo — ne suffit visiblement pas à Moon Express.

Pour réaliser cet ambitieux objectif, Moon Express mise notamment sur le MX-1, son appareil spatial qui peut déposer jusqu’à 30 kilos sur la surface lunaire. Deux prototypes ont déjà vu le jour et doivent être testés au cours de l’année.

L’appareil de taille réduite ne sera évidemment pas seul pour accomplir cette tâche : le MX-9 est quant à lui doté d’une capacité de 500 kilos, ce qui lui permettrait notamment de transporter un véhicule d’ascension capable de retourner sur Terre. En termes pratiques, Bob Richards estime que trois MX-9 pourraient être contenus dans une fusée Falcon 9 de SpaceX.

lune

« Moon Express n’aura pas de mal trouver à un marché »

Les trois missions prévues par Moon Express sont déjà financées, dont la Lunar Scout, qui doit devenir le premier voyage commercial vers la Lune. La deuxième, Lunar Outpost, vise à établir un centre de recherche sur la partie sud de la Lune en 2020 alors que l’agence spatiale chinoise envisage, elle, d’utiliser la Lune comme avant-poste pour ses futures missions martiennes.

Enfin, la dernière, Harvest Moon se déroulerait d’ici 2020 et permettrait de ramener les fameuses roches, particulièrement convoitées sur Terre. Si la Nasa n’a jamais vendu les 381 kilos récoltés au cours des 6 missions Apollo réalisées sur la Lune, une infime partie des roches lunaires ramenées par l’U.R.S.S s’est retrouvée en vente. 0,2 grammes ont ainsi été vendus aux enchères par Sotheby’s pour 442 000 dollars.

Robert Pearlman, responsable du site CollectSpace.com, s’en amuse : « Je ne pense pas que Moon Express aura du mal à trouver un marché. » L’argent récolté par ces ventes potentielles pourrait ensuite permettre à Moon Express de financer ses futurs projets.

Partager sur les réseaux sociaux