Affecté par la perte de son satellite, l'opérateur israélien Spacecom va-t-il pouvoir de nouveau faire confiance à SpaceX ?

C’est un très sérieux revers pour SpaceX. Au début du mois de septembre, la société a perdu le satellite de communication Amos-6 qu’elle devait mettre sur orbite, à la suite de l’explosion spectaculaire de sa fusée Falcon 9 sur la rampe de lancement de Cap Canaveral, en Floride. S’ouvre désormais pour la firme une nouvelle étape, celle du déclenchement du contrat d’assurance qui la lie avec ses clients.

Les modalités du mécanisme d’assurance qui organise les responsabilités de chacun selon les cas de figure ne sont pas connues, SpaceX n’étant pas un groupe public.

Deux grands scénarios sont cependant à envisager, note Globes. Le premier est que Spacecom, la société israélienne qui devait gérer Amos-6, est en situation de réclamer un dédommagement à hauteur de 50 millions de dollars. Le second est que la firme pourrait demander à la place de bénéficier des services de SpaceX pour mettre en orbite un autre satellite, mais sans rien débourser cette fois-ci.

SpaceX
CC SpaceX

Si Spacecom opte plutôt le second choix, ce serait un signal fort envoyé en direction de SpaceX. Cela voudrait dire que l’opérateur est prêt à continuer à faire appel aux services low cost de l’entreprise malgré l’incident qui a causé la destruction d’un satellite et qui est susceptible de mettre en péril le rachat de Spacecom par Xinwei, une société chinoise qui conditionnait l’opération… au succès de la mise en orbite.

Le Globes indique justement que Spacecom « n’a pas invoqué la police d’assurance couvrant le satellite ». Le journal ajoute que celui-ci réclamera le coût de construction du satellite à Israel Aerospace Industries, la société qui a construit l’engin. Signe que l’opérateur est de nouveau prêt à traiter avec SpaceX, plutôt que de passer par des concurrents plus chers ?

La destruction du satellite, survenue sur le pas de tir au moment d’une série d’essais statiques de routine visant à valider la séquence d’allumage, n’a pas seulement nui à Spacecom. Elle a aussi contrarié les projets de Facebook, qui voulait utiliser Atmos-6 pour développer l’accès Internet en haut débit sur le continent africain, en coopération avec l’opérateur européen Eutelsat.

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