La MIT Technology Review vient de récompenser 10 innovateurs français pour leurs entreprises dans la technologie et les sciences.

Chaque année, la prestigieuse MIT Technology Review, média issu du non moins prestigieux Massachussetts Institute of Technology, récompense des jeunes entrepreneurs, scientifiques et chercheurs pour leur capacité à innover sur différents secteurs. L’an passé, on trouvait notamment Xavier Duportet dans cette liste, fondateur d’Eligo Bioscience, ou encore, Anaïs Barut de Damae Medical. C’est ce soir, à Paris, que la MIT Technology Review a annoncé les lauréats pour l’année 2016. Et si vous lisez Numerama, vous devriez déjà en connaître quelques-uns.

health TEch

  • Stanislas Niox-Chateau — Uberiser la médecine, ce n’est pas vraiment une idée séduisante. Mais si un service a bien compris les enjeux de la mobilité sans sacrifier la déontologie, c’est bien Doctolib qui permet de prendre des rendez-vous avec des médecins 24 heures sur 24.
  • Franz Bozsak — La médecine en tant que science est loin d’avoir été oubliée cette année avec Instent, un projet de télésurveillance des artères pour traiter les maladies cardiaques. En somme, un objet connecté qui sert à quelque chose.
  • Laurent Boitard — Microbiologie maintenant avec Millidrop, qui cherche à optimiser les analyses d’échantillons. Leur technologie sépare des échantillons en gouttes afin de pouvoir rentabiliser et renforcer les analyses. La société souhaite par exemple proposer en 2019 un instrument de diagnostic in vitro « qui devrait permettre de réduire les échecs thérapeutiques associés au mauvais choix des antibiotiques  ».

Environnement

  • Sandra ReyGlowee, nous vous en parlions lors de la COP 21. L’idée ingénieuse derrière cette startup écolo, c’est de créer de la lumière grâce à un système de bio-éclairage fondé sur la bioluminescence. Du coup, pas d’électricité utilisée.
  • Clémentine Chambon — Du coup, Oorja, c’est un peu l’inverse. La startup utilise des technologies solaires et de la biomasse pour produire de l’électricité. Les premiers projets sont adressés aux communautés rurales indiennes qui ne sont pas connectées au réseau électrique national.
  • Timothée Boitouzet — Le bois, c’est trop mainstream. Woodoo fait du bois reconstruit à l’échelle moléculaire le matériau de la ville de demain en annonçant que leur produit présente une empreinte carbone 2 fois plus faible que le béton et 130 fois plus faible que l’acier. On ne demande qu’à voir.

services

  • Jeremy Stoss — Peu de fintech cette année, mais Afrimarket s’est tout de même fait une place. Il s’agit d’une plateforme de transfert cash to goods qui permet, depuis n’importe quel pays, de régler des dépenses pour des proches en Afrique. Il n’y a pas de transfert d’argent de personne à personne, mais du paiement direct aux entreprises.
  • Majorlaine Grondin — On ne présente plus la fondatrice de Jam qui a construit un service de conciergerie pour étudiants reposant sur du machine learning, chapeauté par des humains en chair et en os. Elle nous avait accordé une interview en octobre dernier pour présenter sa startup qui a depuis levé 1 million d’euros pour se développer.

Prévention

  • Matthieu Claybrough — C’est la prévention de risque et l’audit qui termine cette sélection avec Donecle qui propose d’analyser les impacts de la foudre sur les avions à l’aide de drones. L’inspection d’un avion prend 20 minutes et non plus 8 heures comme c’est le cas traditionnellement.
  • Vincent Bryant — Deepki, enfin, s’inscrit dans la veine des startups cherchant à comprendre les dépenses énergétiques des bâtiments pour prévoir des économies d’énergie.

Cela fait donc cette année 3 lauréats dans le secteur de la médecine, 3 du côté de l’environnement, 2 dans les services et 2 en prévention des risques. Comme quoi, la France sait se servir de ses talents dans de nombreux domaines.

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