Selon Electron Libre, les artistes et architectes demanderaient à Niantic de payer des droits d'auteur sur les œuvres qui sont reproduites dans le jeu mobile, au niveau des pokéstops.

Niantic va-t-il devoir passer à la caisse pour continuer à proposer son Pokémon Go sans avoir à supprimer les animations de ses fameux pokéstops qui permettent de récupérer des objets du jeu en se rendant sur des points d’intérêts de la ville, comme des bâtiments, des  sculptures ou encore des tags ?

Selon le site professionnel Electron Libre, les organisations d’ayants droit américains et européens qui gèrent les droits des artistes des arts visuels seraient actuellement en train d’exiger de l’éditeur de Pokémon Go qu’il verse de droits pour toutes les images qui illustrent les pokéstops, avec menace de poursuites à la clé.

« Le problème pour les artistes visuels est que le jeu utilise de nombreuses images d’oeuvres protégées par des droits de propriété intellectuelle. Il peut s’agir de bâtiments, de tags réalisés par des graffeurs ou encore de sculptures. Pourtant, pour utiliser ces images qui ajoutent une dimension culturelle à son univers, l’éditeur n’a demandé aucune autorisation aux sociétés représentants les artistes avant le lancement du jeu », explique Electron Libre.

Les pokéstops sont des points généralement ajoutés à la demande des joueurs, qui prennent eux-mêmes la photographie du point d’intérêt et l’envoient à Niantic lorsque c’est possible. Une fois la proposition reçue, les équipes de l’éditeur doivent la valider et le point devient alors actif sur le jeu. Si les joueurs s’y rendent, la photo leur est affichée avec une petite animation.

sculpture-pokemon

Cette anecdote montre à nouveau pourquoi les ayants droit tiennent tant à combattre la liberté de panorama qui autoriserait n’importe qui à reproduire librement des photos de bâtiments ou de sculptures. Dans la plus pure tradition du droit d’auteur, ils demandent à percevoir une rémunération pour chaque exploitation de leurs créations, même si elle a déjà fait l’objet d’une commande rémunérée par les pouvoirs publics locaux — un peu comme si les entreprises de BTP réclamaient un paiement chaque fois qu’une voiture emprunte la route qu’elles ont goudronnée.

En France, la loi numérique a ajouté une liberté de panorama, mais dans des conditions extrêmement restrictives auxquelles Niantic ne sauraient prétendre, puisqu’elle interdit tout usage commercial.

Selon Electron Libre, les organisations d’ayants droit « procédé cet été à un recensement précis des lieux dont Pokemon Go utilise l’image », et «  se sont ensuite rapprochés de Niantic afin d’en discuter, via l’organisme américain représentant les artistes visuels, la Artists Rights Society ».

Crédit photo de la une : Uptownsj

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