La cour de Détroit a rendu un nouveau verdict dans l'affaire du « Dieselgate ». Un manager américain passera 7 ans en prison pour son rôle dans le scandale environnemental.

De 2009 à 2015, le groupe Volkswagen a triché, en pleine conscience, en utilisant des techniques pour tromper les tests d’homologation environnementale des véhicules au diesel et à essence. La découverte de cette affaire de fraude massive et à grande échelle a été canonisée sous le nom de « Dieselgate » et a touché également les marques Audi, Skoda ou Porsche. Le groupe industriel allemand se remet péniblement de cette affaire qui aurait coûté la vie à 5 000 personnes. Les peines contre ses dirigeants commencent à tomber.

Pour sa défense, le responsable américain a estimé qu’il suivait un « script »

Aujourd’hui, Oliver Schmidt, qui était en charge de l’ingénierie et de l’environnement pour la branche américaine de Volkswagen a été déclaré coupable d’avoir contourné le Clean Air Act américain et de conspiration visant à escroquer le gouvernement des États-Unis. La peine maximale aurait pu atteindre les 169 ans de prison s’il plaidait non coupable, mais Schmidt a revu sa stratégie pour plaider coupable et le verdict du tribunal de Détroit est tombé : 7 ans de prison et 400 000 dollars d’amende. C’est aussi la peine maximale dans le cas où Schmidt plaidait coupable dans cette affaire.

Pour sa défense, le responsable américain a estimé qu’il suivait un « script » écrit par les dirigeants de Volkswagen et qu’il n’avait été mis au courant du mensonge qu’il véhiculait qu’après les révélations. Le juge Sean Cox a estimé de son côté que son histoire ne tenait pas face au poids des preuves, notamment en sa qualité de manager de haut niveau sur le territoire américain. Pire, la cour a estimé que Schmidt était parfaitement au courant de ce qui se passait et qu’il aurait personnellement œuvré au bon déroulement du mensonge pour «  impressionner ses supérieurs et monter en grade au sein de Volkswagen ». Cela fait de lui un « conspirateur clef » dans l’affaire et non, comme il l’aurait souhaité, un simple exécutant.

En août, un ingénieur avait été aussi condamné pour avoir chapeauté la conception du programme de triche.

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