Le Département de la Défense américaine vient de dévoiler de nouvelles directives concernant l'utilisation des drones sur son territoire. Les pilotes doivent dorénavant respecter une distance par rapport aux bases militaires, sous peine de voir leurs appareils abattus.

À l’instar du développement de la voiture autonome, le succès grandissant des drones personnels a pris de court les administrations publiques comme l’Union européenne, l’ONU ou bien encore le gouvernement des États-Unis d’Amérique.

Ce dernier, par la voix du Pentagone et du Département de la Défense, vient ainsi de mettre en place de nouvelles directives concernant l’utilisation des drones dans le cadre militaire, mais également sur l’utilisation personnelle et professionnelle de ce type d’engin aux alentours des bases militaires. Développés avec l’Administration fédérale de l’aviation, les termes précis de cette politique restent classés, mais un porte-parole a révélé certains d’entre eux.

De nouvelles mesures pour la sécurité des bases militaires

Ce 4 août 2017, des directives concernant les vols de drones proches de bâtiments militaires ont été publiées. Il est ainsi devenu illégal de voler à moins de 122 mètres d’une base américaine. Les risques encourus pour ceux qui ne respectent pas cette décision sont multiples : financiers et judiciaires — avec d’éventuelles sanctions et poursuites —, mais aussi matériels, puisque les forces armées pourront « suivre, désactiver et détruire » n’importe quel drone s’approchant d’un petit peu trop près.

Avec des prévisions annonçant plus de 3,5 millions de drones sur le territoire américain d’ici 2021, il semblait nécessaire pour le Département de la Défense de prendre des mesures claires. Certains accidents impliquant des personnes privées abattant ce type d’objet au-dessus de leurs propriétés ont déjà eu lieu sur le sol américain. Dans ce cas de figure, le Département indique qu’il faut impérativement respecter les directives de l’Administration fédérale de l’aviation, sous peine d’être considéré par les autorités locales comme une « activité non autorisée ».

L’armée américaine va se passer des drones DJI

Au début du mois d’août, l’armée américaine a d’abord décidé d’arrêter d’utiliser les drones et logiciels du fabricant chinois DJI dans le cadre militaire. La raison avancée est une « cybervulnérabilité », même si les tensions diplomatiques récentes qu’il peut y avoir entre Beijing et Washington ne laissent que peu de doute concernant les véritables problématiques des militaires.

Un porte-parole de la marque a ainsi réagi à cette annonce : « Nous ne présentons pas nos produits pour des utilisateurs militaires, et si les soldats choisissent d’acheter et d’utiliser nos produits, nous n’avons aucune manière de savoir qui ils sont ou ce qu’ils font avec ». Avant d’ajouter que «  l’armée américaine n’a pas expliqué pourquoi elle revoit soudainement son utilisation des drones et composants DJI. »

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