À compter du 1er novembre 2017, les VPN seront interdits en Russie. Sans ces réseaux privés virtuels, les internautes ne pourront plus contourner la censure du web opérée par le gouvernement, qui multiplie les mesures restrictives à l'approche de l'élection présidentielle de mars 2018.

Le gouvernement chinois n’est pas le seul à adopter des mesures restrictives contre les VPN, ces réseaux privés virtuels qui permettent de contourner la censure du web. Son voisin russe a en effet adopté, le 30 juillet, une loi interdisant l’usage des VPN à compter du 1er novembre 2017.

Les FAI russes auront donc pour consigne d’interdire l’accès à ces services, empêchant de fait les internautes russes d’accéder au contenu censuré, comme le réseau professionnel LinkedIn ou la plateforme vidéo Dailymotion.

Selon Leonid Levin, un responsable parlementaire russe, cette loi ne vise pas restreindre les libertés des citoyens russes mais simplement à empêcher tout accès au « contenu illégal ».

Une énième mesure restrictive contre le web russe

Avec cette loi, Vladimir Poutine renforce encore un peu plus le contrôle gouvernemental du web russe, alors que près d’un millier de manifestants a défilé à Moscou en juillet contre ces restrictions.

En 5 ans, le Roskomnadzor, l’agence gouvernementale de surveillance des télécommunications, a censuré plus de 275 000 pages. Les libertés des internautes russes s’amenuisent progressivement : les visiteurs du site Pornhub doivent par exemple indiquer leur numéro de passeport pour pouvoir y accéder. Fin juin, le pays a aussi remporté une victoire — au nom de la lutte anti-terroriste — contre la messagerie sécurisée Telegram.

Cet ensemble de mesures permet au Kremlin de renforcer son contrôle en ligne à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2018. Une autre loi adoptée le 30 juillet obligera par ailleurs, à compter du 1er janvier 2018, tous les utilisateurs d’applis de messagerie à s’identifier avec leur numéro de téléphone.

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