Le président-élu des États-Unis entend bien continuer à écrire ses tweets dont il a le secret, même lorsqu'il sera investi officiellement le 20 janvier. Et cela, parce qu'il estime que les médias ne font pas un travail honnête à son égard.

Même lorsqu’il sera officiellement installé dans le Bureau ovale, Donald Trump n’a pas l’intention de mettre Twitter en veilleuse. Bien au contraire, le président-élu prévoit de continuer à envoyer des messages en 140 caractères sur le réseau social après le 20 janvier, date à laquelle aura lieu son investiture.

Interrogé dimanche 15 janvier par The Times sur une variété de sujets, du Brexit à la reine en passant par les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, Trump a aussi abordé son rapport aux médias, qu’il juge dégradé à cause de la manière dont la presse le traite.

Presse journal
CC Kaboom

Pour le 45ème président des États-Unis, l’usage de son compte Twitter lui permettra de « rectifier » ce que les journaux et les chaînes de télévision disent de lui, ces derniers étant accusés de faire un travail « malhonnête ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le futur chef de l’État ne s’en prive pas.

Quand ils accèdent à la Maison Blanche, les présidents américains ont accès à un compte Twitter officiel : @POTUS (President of the United States). Actuellement, il est aux couleurs de Barack Obama, puisque le Démocrate est en fonction jusqu’au 20 janvier. Mais dès l’investiture achevée, il sera transformé pour correspondre à Donald Trump.

Maison Blanche Washington USA
CC Alexey Topolyanskiy

Le profil @POTUS compte 13,5 millions d’abonnés. C’est beaucoup, mais moins que celui de Donald Trump (@realDonaldTrump), qui atteint 20 millions d’inscrits. Toutefois, cela reste très inférieur au compte personnel de Barack Obama : celui-ci (@BarackObama) est suivi par 80,5 millions d’internautes.

Avec l’intention de Donald Trump d’utiliser son compte personnel, il reste à savoir quel sera le destin du compte officiel pour les présidents américains. Sera-t-il délaissé pendant les 4 prochaines années de la présidence Trump ? Cela risque de poser quelques soucis lorsqu’il s’agira de procéder à l’archivage de sa parole publique.

L’une des grandes questions est de savoir si Donald Trump va continuer à utiliser Twitter sans filtre ou s’il consultera d’abord le département d’État, les services de renseignement et plus généralement son administration et ses conseillers avant de lâcher sa pensée en 140 caractères.

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CC Jeso Carneiro

Il peut être en effet hasardeux de faire de la diplomatie en 140 caractères, surtout lorsque l’on a un caractère aussi volcanique que Donald Trump. On se souvient par exemple que le président-élu s’était exprimé avec une insouciance apparente sur une question hautement sensible pour Pékin, en remettant en cause le principe de la Chine unique.

Lors de la course à la présidentielle, l’équipe de campagne de Donald Trump avait fini par décider de mettre le holà sur l’usage inconsidéré qu’avait le Républicain avec Twitter. Le staff de la Maison-Blanche cherchera-t-il à faire la même chose par crainte d’un dérapage avec une nation étrangère ou une partie de la population ?

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